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 Je n'aurais pas du les quitter.

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MessageSujet: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime3/13/2010, 11:51

Paris-jeudi 14 avril-8h30

Cela faisait bien une demi heure que je courais pour échapper à mes poursuivants. J'arrivais dans une ruelle, mais là, je compris que s'en était fini pour moi, je venais de causer ma perte en me précipitant dans un cul de sac. Moi, qui était poursuivi par quatre hommes armés, prêt à faire feu, je cherchais une solution. Ouf! une échelle qui mène sur le toit, je m'y précipita et sema mes ennemis. Vous vous demandez surement pourquoi ils en ont après moi? je vais vous le dire...


Dernière édition par Hayden le 9/30/2010, 20:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime7/26/2010, 17:58

C'était une longue histoire. Si vous avez un peu de temps, qu'il pleut dehors, ou au pire que vous cherchez une excuse pour ne pas jouer au monopoly avec votre barbante belle-famille, alors lisez ce qui suit.

Il y quelques années, je me suis marié. Par amour. Elle était belle comme le jour, attendait deux jumeaux, un garçon une fille, nous avions une maison au bord de la mer, et nous vivions aisément. Tout était parfait.

Trop parfait.
Ah si seulement je m'étais contentée de cette petite vie rangée! Malheureusement, je n'ai jamais appris à me contenter de ce que j'avais. Je voulais pimenter mon existence. Aujourd'hui, si on m'avait laissé le choix, j'aurai gardé ce que j'avais.
Mais je ne l'ai pas fait.

J'ai eu pour maîtresse la femme d'un chef de mafia.
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MessageSujet: Re: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime7/30/2010, 13:26

Passés les moments de culpabilité envers ma femme, beaucoup moins belle il est vrai, depuis son acouchement, je m'enfonçais dans une double vie qui me paraissait bien plus interessante.
Une promotion au bureau permit de palier à mes absences répétées et ma douce épouse ne se doutait de rien.
Ah la dolce vita...

Au début, je ne savais rien des agissements de l'époux de me chère amante. Beaucoup plus âgé qu'elle, je le prenais pour un de ces hommes chauves et maniaques, acharnés et capables de couper leur gazon avec une paire de ciseaux à ongles et un double décimètre...
Je n'avais pas complètement tort.
Maniaque, il l'était.
Acharné? Oh oui...
Car c'est ainsi qu'il remarqua que sa femme introduisait quelqu'un dans son manoir à son insu...
Pressé, j'avais coupé par le gazon de leur grand jardin au lieu d'emprunter le chemin prévu pour atteindre la porte...
Et notre italien rentrant après quelques sombres agissements, fut interpellé par ces quelques petits brins d'herbe couchés par mes foulées impatientes...


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Nilo
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MessageSujet: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime8/29/2010, 10:25

Il arrive dans la chambre, aussi rouge que suant. Je ne peux m'empêcher un certain rapprochant avec ma propre personne, (Faut-il rappeler nous vaquons aux même occupation post-boulot?) Enfin bref. Je n'ai pas le temps de continuer mon observation, que mon regard tombe, sur un pistolet en argent,
un "Parabellum"si mes années en temps que mercenaires ne me trahissent pas, ce qui est embêtant, avec le parabellum, c'est qu'il peut vous trouer un honnête homme en moins de deux.
Donc j'opte pour la meilleure option: La fuite, je me jette contre la fenêtre et je me réceptionne au milieu de la pelouse traitresse.
Je cours, on me prend en chasse. Voila pour la petite anecdote.
Charmant n'est ce pas? Ainsi, je vais donc finir comme un chien au fond de cette ruelle? Je crois que jamais je ne fus aussi content de voir une échelle! Je monte à toute vitesse, je saute presque pour passer, quand soudain, une douleur intense dans mon épaule gauche, je tombe alors qu'un flot de sang teint de pourpre ma chemise. Je tombe. Frappe le sol dans un choc sourd. Je vois trente six chandelles. Je tente de me relever, mais déjà le premier de mes poursuivants est là, il pose sa botte entre mes omoplates et le canon de son révolver contre ma tempe. Les autres viennent surement d'arriver, car j'entends un bruissement feutré derrière nous. Il me force à relever la tête pour que je puisse le voir. Mais son expression change soudain, il passe de la satisfaction au désarroi le plus total. Et finalement il s'effondre comme une masse. Je me retourne, et ce que je vois me glace le sang, un seul homme se tient au milieu des corps inanimés de mes poursuivants, il ne les a quand même pas tous?... Pas tout seul?.....
Je réussi à balbutier une question dénudé d'un intérêt certain vu la situation. "Qui êtes-vous?".
L'homme me répond avec une voix assurée et déconcertante de tranquillité."Je suis le remède aux cas désespérés, je me nomme Kal, Kal Aizto."

Hors texte: J'ai pris la liberté de créer un sujet pour les réactions à cette fiction commune ici. Donnez vous en à cœur joie.

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"L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui!"
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"La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c’est l’humour."
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MessageSujet: Re: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime10/7/2010, 11:50

Après avoir entendu ces mots, je me sentis partir. Puis, tout devint noir et la douleur disparu. Bip, bip, bip... Où suis-je?
J'ouvris les yeux et une vive lumière m'assaillit et m'aveugla. Je mis un moment à m'habituer à cette ce fléau, je sentis mes sens s'éveillés un à un durant cette pénible attente. Je bougea les bras et un picotement se fit ressentir dans celui de droite. Pourquoi ai-je une perfusion? Je suis à l'hôpital?
Mes yeux finirent par s'habituer à la lumière et la première vision de l'endroit où je me trouve est un plafond blanc avec un néon au centre. Je m'assois sur le lit et appuis sur le bouton pour appeler l'infirmière. Cependant, celle-ci est accompagné de deux hommes habillés de noir qui me semblent suspect à leur attitude. Ce doit être des hommes de main de ce foutu mafieux, ils viennent m'enlever pour me faire disparaître ou me torturer qui sait. Il est trop tard pour partir, ils sont derrières la porte à parler avec l'infirmière. Il faut que je trouve une solution. Il faut chercher ce que j'ai appris dans ma vie de mercenaire.
















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MessageSujet: Re: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime10/13/2010, 11:40

L’un des deux gardes écarta délicatement l’infirmière. L’italien les avaient donc bien envoyait pour le tuer…
« Suit nous le boss veut te voir » dit le plus jeune. Il voulut s’enfuir, mais une légère bosse au niveau de leur poitrine lui apprit qu’ils étaient armés, il ne ferait pas deux pas avant d’être fauché. Il se leva donc et emboita le pas aux deux hommes. Fait étrange ils ne le surveillaient pas cherchant juste à le guider, aucune aura meurtrière n’émaner de leur corps. Deuxième surprise, ils ne sortirent pas de l’hôpital décidément ce bâtiment était gigantesque, et il y fourmillait un personnel divers, il pensa à demander de l’aide, mais cette idée était stupide, le bâtiment devait appartenir aux mafieux, une fenêtre donné sur la mer, ces derniers espoirs s’effondrèrent, même si il réussissait à sortir du bâtiment, il n’irait pas bien loin.
Ils c’est alors que les deux hommes le firent entrer dans une pièce sombre et circulaire, assit dans un fauteuil en cuire l’homme qui lui faisait face ne ressemblé absolument pas au blaireau mafieu; et soudain, les souvenirs remontèrent à la surface.
« Vous !?!» S’exclama t’il. « Alors c’est vous ? »
« Et oui c’est moi » lui répondit Kal. « Déçus ? »
« Non enfin je ne sais pas, où suis bordel et vous êtes qui et qu’est ce que vous me voulez à la fin ? »
« Je te l’ai déjà dit je m’appel Kal Aizto, tu te trouve en ce moment au MII (Mercenary Independente Industry ) . Quant à toi, je veux juste te proposé un job, alors tu es avec nous ?

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MessageSujet: Re: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime2/28/2011, 15:49

Comme tout le monde, j'avais déjà entendu parler de l'immense famille des mafieux, ne serait-ce que dans des films, ou dans des bouquins. Je n'étais pas sans ignorer qu'ils avaient un code d'honneur particulier et pourtant d'une simplicité enfantine: tu es avec nous, tu vis, tu nous lâche, adieu. Je n'avais jamais vraiment trop prêté attention aux oeuvres cinématographiques traitant sur la mafia. Je le regrettai amèrement aujourd'hui.

- Je...je...fis-je en réfléchissant à toute vitesse. Je peux savoir ce que m'apportera ce job si j'accepte ?"
Question idiote. Si j'acceptais, ils me laissaient la vie, mais me tenaient à l'oeil en me demandant d'assassiner des tas de gens. Dans les deux cas, j'étais foutu.
Contrairement à ce que j'aurai supposé, le dénommé Kal Aizto croisa les mains avec lenteur et entreprit de me regarder fixement en disant:
"- Tout ce que tu pourrais espérer. La vie sauve pour ta petite famille, par exemple.
Un choc électrique me parcouru des pieds à la tête tandis que je bondis de la chaise sur laquelle j'avais été forcé de m'asseoir quelques instants auparavant:
- Laissez ma femme et mes enfants en dehors de ça!
- Du calme, du calme, reprit-t-il avec un sourire crispé sur son cigarillos. Si tu coopères, y aura pas de casse.
Je n'avais pas le choix. Ces types en noir avaient l'air d'être de vrais mafieux, pas des brigands de pacotille, ceux qu'on écarte d'une pichenette du doigt, avec négligence, même.
- En quoi ça consiste, au juste ?
- Vois-tu, il y a en ce bas monde des gens qu'il vaudrait mieux voir disparaître, pour le bien du plus grand nombre.
- Des gens que vous voulez voir disparaître.
- Non, mon ami, non, fit Kal Aizto en riant. Je pense toujours pour le bien commun!
Ben voyons.
- Il y a cet homme, un dénommé Albert Reytcher. Un anglais influent sur le cours de la bourse. Il possède également certaines autres petites entreprises illégales, comme un réseau de vendeurs d'armes. Il me doit de l'argent, mais refuse de payer, l'imbécile, il devrait savoir, pourtant, que je n'aime pas savoir que j'ai raison et que les autres ont tort.
- Vous me demandez de supprimer un homme qui a une dette envers vous ?
- C'est ça, oui.
- Mais c'est de l'assassinat!
- Exactement.
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MessageSujet: Re: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime3/23/2011, 12:26

La voiture était garée Albert Reytcher en sortit, je le voyais dans la lunette du calibre 50, ces salopards étaient vraiment bien équipé, rien qu'a voir la munition qu'il m'avait donné... Un balle nitro express' tête creuse en or, tiré à cent mètres ce missile de poche vous déplace de trente centimètre un objet de deux tonnes, je savais que les revendeurs du marché noir de la ville faisait dans le bourrin mais si je mettais douté d'en avoir une entre les mains un jour.... Elle sont faites sur mesure et coute dans les dix mille dollars pièce au bas mot.
Ma cible est dans sa voiture, j'aligne l'objectif sur la lunette arrière, vu comment le soleil se reflète dessus aucun doute qu'elle soit par-balle, c'est un pas un problème à cette distance ma balle passerait même au travers d'un blindage d'hélicoptère. Je suis sur ces cervicales, angle de tir parfait, bruit parasite.... 0.5%, distance un kilomètre et demi. Mon doigt est sur le détente et soudain c'est la tétanisation. "Merde, je m'était juré de jamais revivre ça. Pense à Marie et aux gamins, pense que ce gars en face est une sale pourriture." Mon doigt reviens, lentement, inspiration maximum, blocage de l'air dans les poumon, stabilisation et expiration de l'indexe. La détonation déchire l'espace et le temps, la limousine en bas n'est plus teinté que de rouge. Des cris et pleures se font entendre, la pluie tombe du ciel.

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MessageSujet: Re: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime3/24/2011, 22:33

La pluie tambourine sur le pare-brise de ma voiture. Tchac-tchac-tchac. J'ai mal à la tête. Je voudrais qu'elle s'arrête. Epuisé, je prends ma tête dans mes mains et ferme les yeux.
Kal Aizto et ses chiens de gardes viennent de me relâcher, avec les clés d'une voiture de sport rouge sang en prime. Dans la poche droite de ma veste, je sens le poids du portable que mon nouvel employeur m'a confié d'un air entendu. Pas besoin de commentaire pour comprendre qu'il m'appellerait à nouveau si jamais il avait besoin d'un assassin personnel. Un de plus.
Il faut que je me ressaisisse. Je me masse les tempes deux ou trois secondes avant de mettre le contact et de m'engager sur la chaussée.

J'ai à peine le temps de faire un pas dans la maison que ma fille accoure en criant "papa! papa est rentré!" avant de se pendre à mon cou. Je la serre contre moi et respire l'odeur épicés de ses cheveux tout emmêlés. L'odeur de la famille. Je suis chez moi.
En rouvrant les yeux, j'aperçois, mon fils, au bout du couloir, hésitant de la marche à suivre. Du haut de ses douze ans, il a déjà le regard d'un adulte mais son expression est celle d'un enfant apeuré à qui son père manque. Je me force à lui sourire en reposant ma fille et lui fait signe d'approcher. Il marche lentement, méfiant, et c'est moi qui plaque son visage contre mon torse avant de le serrer, brusquement ému. Il me rend mon étreinte avant de me repousser, une minute plus tard.

"- Où t'étais passé ?"
Mon regard se dirige en direction de la voix, et je me raidis en découvrant ses yeux embués de larmes. Elle a de vilaines marques humides sur le visage et les yeux rouges d'avoir trop pleuré. Ses cheveux à la blondeur fanée tombent en cascade et en désordre sur ses épaules maigres.
"- T'étais où, Pierre ? répète-t-elle.
- J'étais..." commençai-je, la gorge nouée de devoir lui mentir encore. Je n'ai jamais voulu lui faire de mal. Elle n'a rien fait, n'a rien à se reprocher. Je ne veux plus la blesser.
Au fond, il est possible qu'elle ait déjà deviné. Qu'elle ait compris que je ne l'aimais plus. Peut-être même sait-t-elle que j'ai une maîtresse.
Ses yeux hurlaient "je t'en prie, ne me mens plus."
Je compris que je devais attendre que les enfants soient couchés pour lui parler.
Une fois le dernier bisous distribué, je rejoignis ma femme dans la cuisine. Elle fumait à la fenêtre ouverte et regardait dehors. Elle avait l'air fatiguée.
"- Marie...
- J'ai demandé le divorce.
Comme je ne répondais pas, elle se retourna lentement vers moi et expira une longue bouffée de fumée par la bouche. Elle pleurait.
- Ça fait combien de temps ?
- Combien de temps que quoi ?
- Je t'en prie, arrête. Arrête de faire comme si j'étais stupide et que je ne comprenais pas. Je sais, Pierre. Je sais que tu as une maîtresse. Je connais même son nom. Je sais...
Elle renifla, et je fis un pas en avant, presque inconsciemment. Elle me repoussa d'un geste:
- Ne me touche pas. Je ne veux plus que tu me mentes, je ne le supportes plus! cria-t-elle, soudainement hystérique. Je reculai précipitamment.
- Marie. Je n'ai jamais voulu...
- Franchement Pierre, c'est trop tard! C'est foutu, tu comprends ça ? Tu ne m'aimes plus, ce n'est pas grave. T'en as trouvé une autre, tu prends ton pied, c'est tant mieux. Tant pis si je finis croulante dans mon coin, pas vrai ?!
- Non, je n'ai jamais dit que...
- TU M'AS MENTI! Tu as joué le jeu du mari parfait la journée alors que tes absences le soir se faisaient de plus en plus répétées! Tu croyais peut-être que je ne m'en étais pas rendue compte ?!
- ...
- J'ai demandé le divorce, répéta-t-elle. C'est mieux pour les enfants. (elle me tourna le dos à nouveau) Je pense qu'il vaut mieux que tu dormes en ville.
- Je peux coucher sur le canapé.
- Tu n'as pas compris. Je ne veux plus de toi dans cette maison.
Je restais une minute, le temps de saisir tout ce qui venait d'être dit. Renonçant à parler, à tenter de m'expliquer (expliquer quoi, au fond ? elle ne me croirait jamais. Et puis elle n'avait pas tort sur tout.), je sortis de la maison, en refermant le plus silencieusement possible la porte derrière moi.
Au fond, c'était peut-être mieux ainsi. Ils seraient en sécurité.
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MessageSujet: Re: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime5/18/2011, 15:38

La pluie continuait de tomber, je me retrouvais seul à chercher un endroit pour la nuit avant de mourir de froid. Je finis par aller dans un petit hôtel pas trop loin de chez moi, au cas où. Je savais que c'était fini mais on ne sait jamais, l'espoir est quelque chose de rassurant quand il ne nous reste qu'un sac et le souvenir d'un amour perdu. Je rentre dans la chambre, vérification de la salle de bain, du lit, des bouches d'aération... je veux être sûr que ce Kal ne me fait pas surveiller. Cependant, il est malin, il connait mon passé, il sait que le fait d'être mercenaire est quelque chose que j'ai déjà vécu et que je trouverais tout ce qu'il cachera. Je pose mon sac à portée de main, le portable sur la table de nuit et tombe sur le lit et repense à ce qu'il vient de se passer. Le sommeil fini enfin pas m'emporter.
(sonnerie du portable)
"Allô ?
- Bonjour, c'est Kal, j'ai besoin de te voir aujourd'hui.
- C'est que j'ai certaines choses à régler, ma f...
- Pour le divorce, pense qu'il est réglé, j'ai un travail pour toi.
- Vous savez que j'ai décroché du métier et que...
- Tu t'es bien débrouillé l'autre fois, et pense à tes enfant. Une voiture viendra te chercher dans environ quinze minutes, sois prêt. "
Je m'habilla et me prépara vite, pris mon sac et parti. Une Mercedes noire arriva devant l'hôtel et je monta dedans. Personne à l'arrière, juste une enveloppe cachetée avec marqué "CONTRAT" en rouge. Je l'ouvris et découvris avec stupeur que ma cible était le cher mari de ma partenaire nocturne.
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MessageSujet: Re: Je n'aurais pas du les quitter.   Je n'aurais pas du les quitter. I_icon_minitime

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