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 Fiction Commune Spéciale

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MessageSujet: Fiction Commune Spéciale   3/16/2011, 21:31

Très chers toutes et tous,

Voici un nouveau concept de fiction commune : Plutôt que de créer des personnages, dans cette fiction, ceux-ci seront basés sur ... les personnes du forum ! Concrètement, cela signifie que vous pouvez vous inspirer des pseudos, du caractère, de la personnalité, des petits défauts mais aussi des qualités des membres du forum !

Quelques règles néanmoins :
1) Si vous participez à cette fiction, vous autorisez les autres participants à utiliser votre personne pour vous intégrer à l'histoire (et donc, éventuellement, à être tourné un peu en dérision). Cela signifie que si vous ne voulez pas y être intégré, vous ne pouvez pas participer, par soucis de justice entre les membres.
2) Faire lire le texte que vous voulez poster aux personnes concernées avant de poster et avoir leur consentement (qui peut être permanent aussi si l'on a suffisamment confiance en la personne, naturellement).
3) Pas d'insultes, d'injures, etc, naturellement.
4) La partie se poursuivra, mais sera fermée à d'autres participants dès que les 10 joueurs (actifs) auront été atteints. Si un membre n'est plus actif, il pourra être remplacé par un autre ! Nous prenons cette mesure afin de pouvoir instaurer un tour, et d'éviter que plusieurs personnes écrivent une partie de texte en même temps et qu'une seule se retrouve à poster car plus rapide.

Liste des joueurs, par ordre de passage :
-Haerith
-Shia
-Eqkter
-Haedrich
-Caladis
-Nilo Al'manaël
-Carmicael
-Dr. Cid

Je crois que c'est tout !
Il n'y a pas de thème précis, c'est davantage un essai pour s'amuser tout en écrivant ! \o/

J'ouvre donc la partie, avec ces quelques lignes :



Tout était calme. Le vent, les arbres, les gens, les maisons. Aucun cri d’enfant ne résonnait dans le petit village du fin fond de l’Aveyron, alors qu’une chaleur estivale prenait doucement place dans la région. Pas un seul chien errant pour se balader au gré de ce souffle chaud. A peine le mugissement d’une vieille mobylette, au loin.
Tout était calme.
Trop calme, pensa Caladis.
Tous ses camarades étaient déjà partis en vacances. Bord de mer, pays étranger, échange linguistique. Lui devait attendre encore cinq jours avant de pouvoir envisager un quelconque déplacement. Cinq jours d’ennui mortel.
Il surfait béatement sur le Net, sans but précis, quand tout à coup …




A toi Caladis, les autres sont attendus avec impatience !!

Les réactions pour participants et non-participants : Ici.


Dernière édition par Gus' le 3/26/2011, 15:43, édité 2 fois
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Caladis
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   3/17/2011, 21:13

...des sons clairs et hauts tintèrent dans ses oreilles, accompagnés de quelques points de douleur cuisante dans sa joue gauche. Fenêtre brisée. Danger. Il sauta loin sur sa droite en exécutant un saut périlleux arrière en attrapant son katana accroché au mur au vol. En atterrissant, il dégaina la fine lame de son fourreau dans un silence absolu et se mit en garde. Rien en vue. Il prit soin de fermer la porte de sa chambre, derrière lui, et s'avança lentement en direction de la fenêtre. Il marcha sur les morceaux de verre sans se soucier du sang qui s'échappait par les fentes nouvelles, se tint devant le rebord, leva sa lame et alla subitement en avant. Rien. Il inspecta le jardin. Toujours rien. Il commençait à reculer lorsqu'un cri perçant et aigu lui envahit les oreilles, les assourdissant.
"SALUT C'EST MOI GOGOTTE"
Il se tourna en sursaut, se prépara à asséner à cette chose à la voix flûtée un coup vertical descendant de la tête à l'entrejambe (note de l'auteur : oui, ceci est une phrase sans queue ni tête) mais le physique de cette chose le stupéfia, l'arrêta brusquement.
Devant son visage ébahi se trouvait une marmotte aux ailes déployées...

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Margogotte
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   3/17/2011, 21:59

...la chose semblait le fixer de ses grands yeux bruns, et ses moustaches se tortillaient, comme animées d'une vie propre. Le premier instant de surprise passé, Caladis abaissa prudemment son katana et dévisagea l'animal. La marmotte avait quelque chose de vaguement humain, avec ses yeux aux longs cils noirs et son nez droit aux narines bien définies. Point de truffe poilue non plus.
La marmotte secoua la tête avec empressement, ce qui fit cascader son épaisse chevelure brune, qui semblait plus tenir de la crinière du lion Simba qu'autre chose. Caladis bafouilla lamentablement en tiquant sur les ailes de la marmotte. Si c'était bien une marmotte.


"- Que...heu...
- SALUT C'EST MOI GOGOTTE!" répéta la créature.
Elle battit brusquement des ailes et effectua un salto arrière avant d'atterrir sur le lit.
"- Heu...
- GOGOTTE AIME VOLER!
Elle était maintenant au plafond.
- Mais d'où tu sors ?!
- DE SOUS LE LIT! GOGOTTE AIME LES ARAIGNEES!
Caladis vit alors -et avec un certain dégoût- la marmotte enfourner une araignée dans sa petite bouche avant de mastiquer avec énergie. Elle redescendit à la hauteur du garçon. Une patte dépassait d'entre les moustaches de l'animal. Elle gigotait toujours.
- GOGOTTE VEUT PARLER AU SAGE HAEDRICH QUI SAIT TOUT!
- T'es obligée de hurler ?
- GOGOTTE PETITE ALORS GOGOTTE OBLIGÉE DE S'AFFIRMER!
Que voulez-vous répondre à ça ? Caladis préféra changer de sujet.
- Tu veux parler à qui ?
- AU SAGE HAEDRICH. IL SAIT TOUT, IL POURRA AIDER GOGOTTE.
Caladis jugea prudent de ne pas lui demander quel problème elle avait. Avec les marmottes, on sait jamais sur quel os on va tomber.
- C'est qui, ton sage ? J'en ai jamais entendu parler.
Gogotte tourna sur elle même avant de voleter près du visage du garçon. Elle finit par lui gratter la tête avec sa petite patte griffue:
- ARAIGNÉES DANS CHEVEUX MAL PEIGNES ?
- Non mais ça va pas la tête ? s'écria Caladis avant de faire un bond un arrière. Bon, il est où ton sage ?
Il était pressé qu'elle débarrasse le plancher.
- BOITE!
- Quelle boite ?
- LA BOITE DU GRENIER!
- C'est fou comme ça aide.
La mère de Caladis était plutôt conservatrice. Des boites dans le grenier, il y en avait bien une centaine.
- CHEVEUX MAL PEIGNES VENIR AVEC GOGOTTE! GOGOTTE MONTRER!

A la grande surprise du garçon, la marmotte l'agrippa fermement par la manche, et le fit sortir de sa chambre. Il fut encore plus surpris de découvrir -pas trop bruyamment non plus, histoire de ne pas réveiller ses parents- que le sage Haedrich en question était un jeune homme vêtu d'une toge fuchsia et de babouches dorées. Sa stupéfaction ne connut plus de limites quand il comprit que celui-ci vivait dans son propre grenier, dans une grande malle en bois...
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Haedrich
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   3/19/2011, 21:06

Le grand sage Haedrich se réveilla, contrarié, la mine défaite et le regard belliqueux, dévisageant les deux importuns. Caladis le regardait de ses grands yeux innocents et étonnés, pleins de candeur et de stupéfaction. Les yeux d'Haedrich étaient quant à eux pleins de sommeil et de haine.
- Qui me dérange? grogna-t-il.
-GOGOTTE VOULOIR PARLER TRES GRAND SAGE HAEDRICH.
- Qu'est-ce que ça dit? demanda Haedrich à Caladis, toujours étonné.
-Elle dit qu'elle veut vous parler
-Faut pas me parler tant que j'ai pas bu mon café, grommela l'immense sage, dont la beauté radieuse et la sagesse incommensurable n'avaient d'égales que l'intelligence sans limites. Pour la modestie, c'était autre chose...
-GOGOTTE VOULOIR PARLER SAGE HAEDRICH TOUTE URGENCE –STOP- GOGOTTE QUESTION IMPORTANTE A POSER
-Gogotte pas vouloir acheter cahier de vacances pour construire phrase normales ? Sujet- verbe- complément, ironisa le Magnifique sage, en allumant une cigarette et en soufflant sa première bouffée au visage de la marmotte médusée. Gogotte n’osa pas protester. Elle regarda l’Impressionant sage dont le visage et l’intelligence lui donnaient une idée presque exacte de la perfection avec des yeux de cocker. De son côté, Caladis se faisait chier.
L’immensissime sage, dont l’enfance avait été bercée par les aventures de Boule et Bill, ne put résister davantage.

-Bien, se résigna-t-il en jetant son mégot incandescent sur une pile de vieux journaux, entrez dans ma demeure, mais c’est bien parce que c’est vous. Il les fit pén étrer dans la boîte qui, en fait, s’ouvrait sur une cage d’escalier. Ah, encore une précision : si vous vous demandez pour la toge et les babouches, c’est à cause d’un pari que j’ai perdu un jour où j’étais bourré.
Caladis et Gogotte suivirent le grandiose Sage, qui était décidément aussi beau de dos que de face, à travers un long escalier de bois qui menait sur une porte. Gogotte poussait de petits cris de joie à mesure qu’elle sautait de marche en marche. Caladis songea un instant à l’étrangler, mais n’en fit rien car il était d’une nature calme et douce.
La porte s’ouvrait sur un appartement d’où émanait une odeur de café, de pain grillé, et de géranium.
-Suivez-moi, nous allons prendre le petit-déjeuner » dit le Tout-puissant sage. Il les fit entrer dans la cuisine, où une femme brune, vêtue d’un peignoir à carreaux verts et rouges, les cheveux bruns emprisonnés dans des bigoudis années1970esques, était affairée à préparer des tartines.
-Je vous présente mon épouse Augustine, dite Gus.
Gus se retourna , et à la vue de Gogotte, fut saisie d’un violent accès de rage.
-TOI ! hurla –t-elle. TOI, je vais te tuer !!!. Son couteau plein de beurre à la main ,elle se mit à courser Gogotte dans tout l’appartement. Gogotte poussait des cris de paniques et courait partout.
Caladis songea un instant à s’ouvrir les veines avec un autre couteau qui traînait sur la table, mais il n’en fit rien car ses convictions religieuses le lui interdisaient. Le puissantissime sage Haedrich fit montre d’un court étonnement, puis se dirigea vers le frigo.
- Une petite Guinness bien fraîche ? Avant le café, ça passe tout seul .
Caladis songea un instant à lui dire qu’il pouvait se carrer sa Guinness là où il pensait , mais il n’en fit rien car si maman l’entendait, elle lui laverait la bouche au savon de Marseille.
Gus reparut dans la cuisine, avec dans la main son couteau beurré et ensanglanté…………
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   3/21/2011, 08:18

Aussi étrange que cela puisse paraitre, Caladis était des plus stoïques quant à la scène. Un ado reste de marbre face à tout ce qui ne ressemble pas de près ou de loin à Pamela Anderson, pas besoin de le rappeler.
En face de lui, un étrange homme vêtu de rose, en babouches ; à sa droite une folle furieuse se promenant avec un couteau dégoulinant de sang dans une main, une tartine dans l’autre et …

-WAT, hurla-t-il.
Le Grand Sage Haedrich et sa femme Augustine eurent un mouvement de recul face à un comportement pour le moins incongru de la part de leur hôte. Qui donc aurait idée d’être surpris ?

-Le sang sur … sur le cou… sur le couteau, bégaya Caladis, c’est … OU EST GOGOTTE ?!
Le couple se concerta du regard, haussa dans un même mouvement leur sourcil respectif, ouvrit béatement la bouche, la referma, cligna plusieurs fois des yeux, commença à sourire, se figea, retroussa son nez, fit battre ses oreilles tel un papillon, s’arrêta et …
-purémékessissepasse
Pour le coup, Caladis compris seulement l’expression « être sur l’arrière-train » (restons polis, sa maman lit l’histoire). Le Sage Haedrich et Gus étaient devenus une seule et unique personne. Une personne aux cheveux bruns, mi-longs, en tongs, mini-jupe et débardeur offrant une vue plongeante sur un torse monstrueusement poilu, le tout avec une tartine et un couteau ensanglanté dans chaque main … Non, dans deux des quatre mains. Trois jambes. Cinq yeux.
-Pardon, fit Haedrich-Gus dans une double voix over-flippante. Nous n’avions pas prévu de faire ça aujourd’hui. Ca doit un peu t’impressionner … Mais ne t’inquiète pas, tu verras bien pire dans la suite de ta quête !
Caladis était définitivement perdu. Sa quête ? Quelle quête ?!
-Ok, ok, dit ce dernier en se pinçant le sinus. On reprend. Où est Gogotte ?
La main tenant le couteau d’Haedrich-Gus se souleva et désigna la pièce d’à côté.
-C’est le repas, expliqua-t-il-elle.
-… VOUS ALLEZ BOUFFER CETTE MARMOTTE TRANSGENIQUE ?!
C’est ce moment-là que choisit Eqkter, communément appelé Teter, jeune homme vêtu d’une robe de bonne, d’une barrette en petit nœud dans les cheveux, et à la voix fluette, domestique-majordome-nounou-jardinier-plombier de son état, pour entrer dans la salle.
-Pardonnez mon intrusion volontairement dérangeante, mais je tenais à vous signaler que vous avez mal égorgé l’Animal. Il a repris vie et a massacré toutes les roses que Madame Augustine avait demandé que je plante dans le Jardin Magique.
Et, dans une intrusion encore plus magistrale, la boule de poils plumée entra en trombe, en hurlant :
-GOGOTTE PAS ETRE MANGEE CE SOIR
Sans vouloir l’avouer, Caladis fut soulagé de voir que la marmotte était vivante.
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Eqkter
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   3/23/2011, 20:18

- Mes roses, mes précieuses roses ! On aurait pu se contenter de bouffer l’ado, mais il a fallu que monsieur, dans sa céleste perfection, nous ramène une chose increvable et végétarien !
- Alors déjà, c’est cette marmotte qui est venu me chercher, et non pas l’inverse, et …
- Ta faute ! Ta faute !
Caladis jeta un œil à sa montre. Cela faisait déjà une heure que le Grand Sage et son épouse se mettaient sur la tronche. Pour plus de commodité, ils avaient repris chacun leurs apparences respectives. Las de tout ce bruit, l’adolescent s’était retiré dans le couloir. Remarque, maintenant il devait supporter Gogotte qui hurlait « GOGOTTE PAS ETRE MANGEE CE SOIR GOGOTTE TROP FERME POUR PETITES BOUCHES » en faisant des loopings dans le couloir. A sa droite, l’homme-soubrette astiquait un magnifique pot de chambre en métal poli, gravures vaches.
- Dites donc, euh, Majordome ?
Eqkter se retourna instantanément et jeta le pot de chambre sur Gogotte. Dans un SCHDONG retentissant, elle tomba par terre, immobile.
- Nous pouvons maintenant parler tranquillement. Que me désirez-vous ?
Cal eu un bref pincement au cœur lorsque la marmotte s’écrasa contre le carrelage, puis, ayant décidé qu’il s’en foutait, demanda :
- C’est toujours comme ça chez vous ou c’est parce que je suis la ?
- Eh bien il arrive souvent que Monsieur et Madame aient des discussions que nous pourrions grossièrement qualifier d’animées, Madame étant un poil trop tyrannique, et monsieur un cheveu trop parfait.
La porte donnant à la cuisine résonna soudainement. Eqkter se tourna vers Cal, souriant :
- Voudriez-vous sortir avec moi ?
- Eh bien, ce n’est pas que euh vous n’êtes pas mon genre, mais … commença l’adolescent, embarrassé ( et un peu flippé )
- Je parlais de sortir dehors, jardin, répondit le majordome, toujours souriant. Cette marmotte ailé m’attire plus que vous.

TRANSITION JARDIN /

Cal et Eqkter marchaient côte à côte dans un décor à faire pâlir d’envie Lewis Caroll. Derrière eux, Gogotte butinait de fleur en fleur, comportement dû à une overdose de cassettes Maya l’abeille. L’homme-soubrette sentait l’adolescent hésitant ; dans un élan que ne renierait pas Pascal le Grand Frère, il le poussa à se confier.
- C’est que, Le Grand Sage et son épouse m’ont parlé d’une quête me concernant …
Eqkter s’arrêta soudain avant de le dévisager.
- Ainsi c’est donc vous … souffla-t-il dans un souffle .
- Euh moi ? répondit Cal, interloqué.
- Le Divin Elu.
- WAT ?
Voyant que le jeune homme ne feignait point l’ignorance, le majordome se lança dans son récit.
- Il y a fort longtemps maintenant, le terrible Baron Von Hydromeul a confisqué la totalité des boissons alcoolisées du pays, ainsi que les champs de houblon et autres distilleries. Depuis ce jour, nous vivons triste. Nous ne faisons plus de fêtes, nos bars à hôtesses ont fermés, nous vivons des heures bien sombres. Le Grand Sage nous avait un jour prédis l’arrivée d’un sauveur, Celui qui rapporterait les plaisirs de l’alcool dans notre joyeuse contrée. Et c’est Vous !
- C’est Surprise-Surprise hein ? Ou sont les caméras ? railla l’ado.
- Le Baron a enlevé il y a peu la fille unique du Grand Sage Haedrich et de Dame Augustine, pour affaiblir notre résistance à sa Politique de Privation. Vous devez allez sauver Damoiselle Shia ! La pauvre enfant souffre d’une grave maladie ; en effet … Eqkter se rapprocha de Cal, nerveux. En effet, la moindre goutte d’alcool consommée la transforme en une terrible et féroce bête alcoolique.
Caladis était soucieux. Un peu de changement dans sa vie serait le bienvenu. Et puis, Divin Elu, ça faisait classe.
- Je suis partant, mais, expliquez moi d’abord comment ça se fait que le sage m’a proposé une Guiness avant, alors qu’aucune goutte d’alcool ne circule dans ce pays ?
Eqkter le fixa longuement. Puis répondit :
- Vous m’avez l’air de quelqu’un de confiance. Je vais donc vous révéler mon secret : Tout le monde peut-faire de la Guiness.
- WAT ?
- Il suffit d’un récipient, une envie pressante et un coin isolé.
Un air d’incrédulité se peignit sur le visage de Cal, bientôt remplacé par du dégoût, et une forte envie de rire.

Dans le palais de Von Hydromeul, en ce moment. Shia était assise à une tables, dans une grande pièce vide. En face, le terrible Baron l’observait en essuyant son monocle.
- Ach, je vais fous tirer les fers du nez. Fous m’apprendrez tout ce que che veux sur votre père, Le Grand Sache Consommateur d’alcohol !
- Les Fers, répéta Shia, incrédule.
- Ya les fers comme les fers de terre.
- Un fer de terre ? répondit-elle, pas plus avancée.
La Baron soupira. Puis héla un garde.
- Apportez moi un ferre de schnaps, schnell !
- Un fer ? demanda le garde, interrogateur.

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Shia
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   3/25/2011, 18:14

Le baron paraissait exaspéré qu'on ne le comprenne pas. "Ils ne comprennent rien c'est imbéciles !", pensait-il.

- Apporte-moi un ferre de schnaps j'ai dit ! Ce n'est pourtant pas si compliqué à comprendre!, hurla le terrible Von Hydromeul.

- Monsieur, si je puis vous demander... Qu'est-ce qu'un "ferre" ?, interrogea le garde avec un regard désolé.

- Le truc où tu mets des boissons, fil crétin !, s'exclama le baron.

- Ah un verre !

- C'est bien ce que je dis depuis tout à l'heure ! Un ferre !

Le domestique s'éclipsa pour accomplir sa mission, tandis que Shia continuait à se demander ce qu'était les "fers du nez" et les "fers de terre"... Ah mais j'y pense ! Vous ne connaissez pas le prénom de ce cher Von Hydromeul ! C'est qu'il en avait honte le pauvre... C'est à cause de son prénom qu'il a confisqué l'alcool. Et oui, le baron portait le prénom d'un alcool bien connu... Champagne ! (Et je mourrais bientôt pour vous l'avoir révéler, pauvre narrateur que je suis !)

Bref revenons à nos moutons (je sais que vous vous fichez tous de ma vie de narrateur ...). Champagne Von Hydromeul se tourna vers sa prisonnière qui attendait, un peu déboussolée par cette histoire de "fers".

- Où en étions-nous donc ma chère ?, demanda le baron à la jeune fille.

- Vous me parliez de "fers du nez" et de "fers de terre"..., soupira-t-elle.

- Ah oui, refenons donc à nos fers !, déclara le gêolier avec un infini sérieux avant de se demander pourquoi ils parlaient de "fers". Quels fers ?

- Les "fers du nez" et les "fers de terre" je viens de vous le dire !, s'exclama Shia, qui commençait à prendre cette conversation pour de la rigolade, sauf qu'elle ne trouvait pas ça drôle. Pas drôle du tout.

- Hm... Bref on s'en fiche. Je feux que fous me réféliez tout ce que je feux safoir sur fotre père !

Il la toisa d'un regard sournois, pour qu'elle soit impressionnée et qu'elle lui révèle tout. Mais elle n'était pas du genre à tout révéler comme ça. Surtout pas quand ça concernait sa famille, et, - plus précisément ici - son père, surtout qu'elle comprenait la moitié des paroles de son tortionnaire. La jeune fille resta de marbre, attendant la suite de ce qui se déroulerait. ça faisait trois fichus jours qu'elle était ici, et c'était franchement ennuyant... "Et comme par hasard, pas un seul héros pour venir me sauver, on est pas dans un livre... Même pas un type maigrichon, boutonneux, et blafard qui réussit que par coup de bol !", pensait-elle. Oui, Shia était un peu fleur bleue - pour ne pas dire beaucoup ! - et rêvait de rencontrer un prince charmant. Pas pour aujourd'hui apparemment... Demain avec un peu - voir beaucoup; j'aime pas dire beaucoup, j'espère que vous comprenez - de chance ?

- Fous ne foulez rien dire ?

Un corbeau passa dehors et lança un retentissant "crôôaa, crôôaa". Ce fut la seule chose qui répondit à Champagne.

- Je fous préfiens petit ingrate, bientôt fous me supplierrez de tout fous faire réféler !, grogna le baron de son terrible accent germanique, puis il poursuivit, menaçant. Lorsque que je foudrais fous faire boire et que fous attaquerez fotre famille dans un accès de folie !

Il éclata d'un rire franchement machiavélique, sauf que Shia, avec l'accent du baron n'avait - presque - rien compris et se demandait s'il avait raconté une blague tordante, ou si elle devait avoir peur. Voyant qu'elle ne criait pas de peur, ne devenait pas blanche, ne le suppliait pas de l'épargner, il arrêta son rire sinitre qui ressemblait à "Mfahouahouahouahouah !" et la regarda en se demandant fermement pourquoi des points d'interrogations se baladaient dans ses iris verts.

- Cela ne fous fait rien ?, s'étonna-t-il, car il savait que la jeune fille était du genre sensible et que ses paroles auraient dû la faire abondamment pleurer.

- Il faudrait peut-être que je vous comprenne un peu mieux...

Pendant ce temps, dans le jardin où se trouvait le majordome et Caladis, la conversation avait repris un ton sérieux.

- Vous savez, le fait que l'alcool ait été confisqué a plongé tous les alcooliques dans une profonde dépression, et le pays n'est plus qu'un endroit sombre et triste, où l'on voit seulement les sourires de ceux qui n'ont jamais touché à de l'alcool -les enfants - et ceux qui je ne sais comment, on réussit à accepter cette vie sans alcool.

- GOGOTTE AVOIR VU PAPILLON !, hurla l'hystérique marmotte ailée qui se mit à poursuivre son nouveau jouet, en volant bien entendu. PAPILLON SE LAISSER MANGER PAR GOGOTTE !

Eqkter regardait Gogotte, presque comme s'il avait oublié sa conversation. Après quelques instants, alors que celle-ci s'éloignait en poursuivant sa proie, il se retourna vers Caladis, qui réfléchissait apparemment énormément, d'ailleurs c'était à se demander comment il se faisait que de la fumée ne sortait pas encore de ses oreilles.

- Comment pensez-vous que je pourrais régler ce problème ?, demanda Caladis qui avait tenté d'y réfléchir, mais pour qui le problème paraissait pour le moment insoluble.

- Vous êtes le Divin Elu. Vous trouverez la solution, seul. J'espère juste que vous trouverez vite...

A une centaine de mètres de là, dans une petite maison qui paraissait ne pas avoir été nettoyée depuis plusieurs années, dans une vieille cuisine crasseuse, un homme tentait en vain de se saoûler avec de l'eau. Cet homme se nommait Nilo. Il avait autrefois été connu pour sa capacité à avaler plus de deux litres et demi d'alcool avant d'être soûl, mais maintenant...

- Je ne suis plus rien..., soupira-t-il pour la énième fois depuis que plus une goutte de cette enivrante substance qu'est l'alcool ne circulait dans le pays.

C'est alors que BOUM ! La porte de la maison vola en éclats, un morceau de mur avec...

- GOGOTTE VOULOIR MANGER PAPILLON ! PAPILLON ARRÊTER DE BOUGER DANS TOUS LES SENS !

Pour la première fois depuis longtemps, Nilo eût une réaction instantanée; il s'était levé et s'était plaqué contre un mur, franchement flippé qu'une marmotte ailée poursuivant un papillon défonce la porte d'entrée. C'est pas tous les jours que ça arrive en même temps, comprenez-le !

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Nilo
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   3/26/2011, 20:07

Nilo avait enfin atteint la quintessence, lorsque la marmotte avait défoncé sa porte il avait fait un saut tant il avait eu peur mais très vite il avait compris…. Il avait réussi à avoir des visions en buvant de l’eau, cette découverte était surement la plus grande avancé de l’homme depuis l’invention de la vodka. Il devait impérativement en informé le sage Haedrich. Il regarda cette marmotte aillé tentant d’imaginer les suites de cette trouvaille, il ne s’inquiéta pas lorsqu’un papillon se posa sur son nez, il eut juste un léger mouvement de sourcil lorsque il remarqua que la marmotte lui fonçait dessus, en criant « PAS TOUCHER REPAS GOGOTTTTTTEEEE !! » En revanche il eut franchement mal quand elle lui explosa le nez. Il regarda béatement cette saleté, ce n’était donc pas une hallucination… « Maiscestquoicebordel ? » Dit-il tout haut.
Il attrapa une bouteille de cidre doux, le seul alcool qui n’avait pas été confisqué et entreprit de viser calmement la créature.
Gogotte tenté toujours d’attraper le papillon, ce dernier entra dans une pièce à la porte entrebâillé, elle le suivit en hurlant « KAWASAKII! »
Non Nilo ne rêvait pas, la créature était entrée dans la réserve. Il sauta et en un bond franchit la distance entre lui est la porte, il l’arracha de ses gonds mais c’était trop tard il entendit le fracas du verre qui tombe sur le sol. Et c’est alors qu’il vit le plus terrible spectacle qui lui avait été donné de contemplé, gisait au sol dans une marre rouge sang son précieux…. Qui n’était autre qu’une bouteille de vin rouge, pas n’importe qu’elle bouteille, on pouvait encore lire sur l’étiquette « Echezeaux Henri Jayer » cette bouteille était le seul alcool qu’il avait conservé, un vin de trente ans d’âge. Une aura meurtrière envahit la pièce, Nilo se releva lentement, le papillon est la marmotte dans son dos le regardaient, figé dans les bras de l’un de l’autre tant ils avaient peur. Nilo se retourna, et une bouteille de cidre leur fonça dessus, Gogotte réussit à esquiver mais le papillon mourut sur le coup, avant que Nilo ne puisse recharger la marmotte s’enfuit par la porte, il s’élança à sa poursuite, il attrapa son katana dans l’entré, ce monstre volait vite mais il finirait bien par la rattraper.
Gogotte pensa « VEUT PAS ENCORE ETRE MANGE ALLER A LA MAISON DU GRAND SAGE. » Et elle accéléra, enfin elle aperçut la maison, l’humain était toujours derrière elle, elle vit soudain le sage qui discutait avec Caladis, elle fonça dans leur direction, mais soudain elle s’écrasa mollement et goulument sur le carreau de la vitre et glissa avec un « Svikkk » assez écœurant sur le rebord de la fenêtre.
Pendant ce temps Nilo enrageait, il avait perdu la trace de la marmotte volante, il se tenait devant une maison, il s’approcha de la porte se prépara à frapper, mais un homme (en était ce bien un ?) lui ouvrit la porte, il était habillé en soubrette ce qui lui allait bizarrement très bien.
« Entrez monsieur, monsieur est annoncé, puis-je prendre le katana de monsieur ? »
« Qu’est ce qu’il veut le pingouin ? » pensa Nilo. Il décida quand même de le suivre. Quelle fut sa surprise quand dans un salon modeste, il vit son plus cher et vieil ami le sage Haedrich.
« Mon cher frère ! » dit celui-ci en le voyant. « Viens donc nous rejoindre. Qu’est ce que tu bois ? »
« Haedrich je suis heureux de te revoir, comment vas-tu ? Toujours avec ce monstre acariâtre qui te sert de femme ? A tient Gus’ tu étais là on parlait justement de toi… Pourquoi tu as un couteau dans la main ? »
Trois menaces et une mise à exécution plus tard nous les amis reviennent dans le salon, les vêtements d’Haedrich étaient déchirés et le visage de Nilo plein de contusions.
-Sniff… Que viens-tu donc faire ici Nilo ? »
- Je pourchassais une marmotte volante quand je suis tombé sur ta maison.
-Quoi une marmotte volante ? C’est donc un signe du destin, il est ici.
-Qui ça il ?
-L’élu il est ici, c’est lui. » Dit il en désignant du doigt un jeune homme qui avait l’air de bavé en zieutant vers le kata de Nilo que l’homme soubrette avait accroché plus loin. Il ne l’avait jusqu’alors pas remarqué.
-LUI !!!!
-Oui c’est lui est vous partirez ensemble, dès que possible afin de libérer le monde de l’emprise du baron, je te demande d’être son garde du corps.» Puis ce tournant vers Caladis. « Nilo est le meilleur combattant de tout le royaume quand il a but.» Puis se levant il dit solennellement : « Ceci est votre quête si vous l’accepter. »
La fenêtre explosa soudain et la marmotte des enfers hurla "GOGOTTE AUSSI VEUT FAIRE QUETTE!!"
Ainsi commença assez bruyamment la plus grande aventure de ...... ce forum..... Faut pas déconner non plus.

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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   5/4/2011, 18:51

L'aube pointait lorsque la très atypique bande de joyeux lurons atterrit en Inde.
Caladis avait insisté -et pas mal menacé, comprenez, être l’Élu donne droit à certaines choses, surtout quand on vous demande de tuer quelqu'un, bien que Caladis ne comprenait encore pas trop ce qu'il devait faire, BREF!- donc, Caladis avait insisté pour qu'Haedrich, sa jeune femme et l'homme en soubrette les accompagnent dans leur quête. Après tout, si lui devait être plongé dans les ennuis jusqu'au cou, il n'y avait pas de raison pour que le responsable de ces ennuis viennent affronter les-dits ennuis avec lui.
Ils s'étaient hâtés de grimper dans le vaisseau super-sonique qu' Haedrich cachait dans son garde-manger et, après un vol plutôt pénible, ils n'étaient pas mécontents de descendre de cet engin infernal.
Nilo se tenait fermement le ventre, comme s'il craignait que ce qu'il y avait à l'intérieur se répande à ses pieds, tandis que Gus affûtait son couteau favori avec concentration. Quand à lui, Caladis avait le plus grand mal à marcher droit et à empêcher sa tête de jouer la samba.
"- Alors mon jeune ami, lui demanda Haedrich en lui claquant une grande tape dans le dos, manquant de le projeter au sol. Tu n'aimes pas les voyages aériens ? C'est le moyen de se déplacer le plus sur, tu sais."
Caladis avait une énorme envie de lui répondre que c'était peut-être le moyen le plus sur de se déplacer, OK, mais c'était plutôt à l'arrivée qu'il y avait un danger.
Pour illustrer ses dires, Nilo s'avança en tanguant dangereusement vers la route, où étaient arrêtées des dizaines de voitures. Les regards des conducteurs étaient tous rivés sur... Gogotte. Apparemment, ils n'avaient jamais vu de marmotte volante de leur vie.
"- Et alors, vous voulez son photomaton ? cria Nilo avant de vomir tripes et boyaux.
- On dit photo, pas photomaton, rectifia plaisamment l'homme en soubrette en l'observant avec curiosité.
Caladis se cru forcé d'éclaircir la situation, voyant Gus se diriger vers une voiture avec un sourire malfaisant et son long couteau.
- On était pas sensés poursuivre une quête ?
Haedrich se frappa le front, comme s'il venait d'oublier une chose importante.
- Aïe, Caramba!
Caladis se borna à ne rien répondre. Haedrich répéta.
- Aïe, Caramba!
Comme il ne répondait toujours rien, Gogotte joignit son désarroi au sage esseulé.
- AÏE CARAMBA!
- QUOI ?! hurla Caladis, pétant un câble.
- Nous ne sommes point en Australie! fit le sage en désignant un panneau publicitaire, à deux pas de là. Il représentait un prince indien entouré d'un harem, et déclarait tout sourire: "What else ?"
- Apparemment pas. Ne me dites pas qu'on devrait être en Australie...

S'ensuivirent des disputes et des vomissements assez peu ragoutants, et notre troupe finit enfin par accoster aux abords de Sydney, mais suffisamment loin de toute population.
En fait, ils étaient paumés.
- Et maintenant, on fait quoi ? demanda Caladis, résigné par avance.
- On cherche une bouche d'égout.
- Ça va puer horriblement! se récria Caladis.
Mais comme être désigné comme étant l’Élu, Caladis devait aussi affronter quelques inconvénients. Se balader pieds nus dans les égouts en faisait partie.
Ils finirent par arriver au bout du conduit, fermé par une grille.
- Ah bah on est bien maintenant, ronchonna l'adolescent tandis que Gus saisissait les barreaux de la grille et frappait sa tête contre celle-ci avec motivation.
C'est alors qu'Haedrich sortit de sous son immense toge fuchsia une minuscule fiole, contenant un liquide délicieusement ambré, et qui luisait faiblement.
Nilo riva ses yeux sur la fiole. Incontestablement, s'il avait été un chien, sa queue aurait remué à grande vitesse.
- Alcool, précisa Haedrich théâtralement. Alcool à un tel degré qu'il serait inutile de le préciser, vous ne me croiriez pas. Une seule goutte de ce breuvage peut saouler un homme pour le restant de ses jours.
Evidemment, il mentait un peu. Nilo lécha le goulot de la fiole et aussitôt, ses yeux s'allumèrent d'une lueur inquiétante. Les muscles de ses bras maigrelets gonflèrent le tissu de sa tunique, et il s'avança de la grille, l'oeil mauvais. Il la souleva, la tordit dans tous les sens, puis la jeta au loin, après l'avoir pliée sous la forme d'un avion en papier.
Caladis hésitait à applaudir à tout rompre, éclater d'un rire angoissé ou s'enfuir en courant.
Ce type semblait avoir l'alcool mauvais.
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Eqkter
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   5/17/2011, 20:12

-Permettez.
Eqkter s’avança fièrement, puis passa en premier dans la bouche d’égout. Alors que Cal s’apprêtait à le suivre, Haedrich le retins
- Attends qu’il ait fini, lui glissa le Grand Sage, tout sourire.
- Qu’il ait fini quoi ? S’énerva Cal.
-Son travail.
Des coups sourds et des bruits d’aspiration leur parvenait depuis l’égout. Gus et Nilo s’étaient rapprochés, curieux. Gogotte, qui s’en foutait royalement, fouillait les poubelles d’un restaurant indien (coïncidence n’est-il pas ?).
-Vous pouvez descendre, mais ne salissez pas le tapis !
Cal s’était imaginé beaucoup de choses (…), mais n’était pas préparé à ce qui l’attendait en bas. En lieu et place de l’égout, nos aventuriers se retrouvèrent dans un accueillant salon, canapés moelleux, papier peint rose bonbon. Seule une épaisse porte en métal venait casser l’harmonie instaurée par le majordome.
- Mais … Mais … Comment t’as fait ça ?! S’étonna l’élu pendant que le Grand Sage prenait son expression faciale en photo et l’envoyait sur Facebook.
- Secret professionnel, lui répondis Eqkter avec un clin d’œil.
Haedrich tapa dans ses mains et sur quelques têtes, et en un instant le silence fût fait.
- Bien bien, nobles compagnons d’aventures venus aidés notre Elu, il est temps de faire un petit topo. Comme vous l’avez sûrement constaté, nous nous trouvons actuellement en Australie. Nous devons trouver un complice du baron qui nous mènera directement à son manoir hanté. Ce complice est l’affreux Tsar Igor Bogdanosnirmoff.
Cal leva la main, tout élève sage qu’il était.
- Mais, monsie… Euh Grand Sage, nous sommes venus en Australie pour trouver un Tsar russe ?
- Bien sûr.
- C’est pas logique ! s’écria l’adolescent.
Haedrich soupira.
- Vas y Nilo, explique lui.
S’avançant d’une démarche titubante et se disant qu’il aurait mieux fait de rester assis, Nilo s’approcha de Cal.
- Vois tu, en Russie y.. y.. a des russes, tu me saisis ? En Au. .Australie, des austarliens, des… des australiens ! Si le Tsar Ru..Russe était en Russie, il se..serait trop facile à trouver. Donc il est en Australie dans un égout. Cékuefdé.
A ce moment là, Gogotte, remplit d’indien ( de nourriture hein, pas de petits bonshommes ), lâcha un pet particulièrement sonore en hurlant
- GOGOTTE SENT LE VENT DANS SON VENTRE !
- Je suggère à ces messieurs de ne pas trop traîner, l’atmosphère de cette pièce va bientôt devenir irrespirable, glissa le majordome.
- Bien, répondit Haed en secouant les cheveux en arrière avec grâce, Nilo, défonce moi cette porte !
- La porte de droite où celle de gauche ? , interrogea-t-il en louchant sur le mur.
Sans attendre la réponse, il s’élança et défonça le mur, dans une explosion de poussière et de débris.
- Ma tapisserie ! , hurla Eqkter.
- Mes vêtements !, gémit Gus.
- Mes babouches ! jura Haedrich.
- Ma coiffure !, geignit Cal.
- MON VENTRE !, explosa Gogotte.
La deuxième explosion, provoquée par les fluctuances intestinales de la marmotte ailée, priva nos héros de toute source de lumière. Un grand silence se fit, seulement troublé par les hoquets de Nilo et les gargouillements de Gogotte.
- Pour la discrétion, c’est râpé, lâcha Haedrich, laconique.
- Quelqu’un a une torche ?, lança Cal à la cantonade.
- Pas la peine, je vais passer en mode Gilette.
- Nan mais sans déconner, on descend dans les égouts et personne n’a pensé à prendre de torche, relança Cal en ignorant délibérément les inepties débitées par le Grand Sage.
Une voix grave s’éleva soudain :
- Nul besoin de torche manant ! Ma céleste perfection ira illuminer les entrailles de la Terre.
Soudainement, un halo lumineux apparut autour de Haedrich, et s’étendit progressivement autour de la troupe. Remarquant l’air interrogateur de Cal, Gus’ se sentit obligé d’expliquer :
- Il est passé en mode Gilette, la perfection au masculin.
- Suivez moi oh compagnons, et allons chantonnant défaire l’ignoble Méphistophélès se terrant dans les entrailles de cette ancienne colonie anglaise, et nous ripaillerons sur son cadavre !, tonna le Grand Sage en entamant un chant guerrier. ( Un petit oiseau-o sur un oranger, un petit oiseau-o sur un oranger )
Nos compères s’engagèrent dans l’ouverture pratiquée par Nilo, s’éloignant au son de la chanson de bataille et des flatulences de Gogotte.

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Shia
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   5/18/2011, 21:03

La petite troupe suivait le Grand Sage buveur d'alcool et la lumière du mode Gilette, la perfection au masculin, dans le passage. Celui-ci s'enfonçait doucement mais sûrement dans la terre. Haedrich chantait toujours, et Nilo l'accompagnait, le tout nuancé de quelques gargouillements de ventre disgrâcieux provenant de l'étrange marmotte que nous connaissons bien. Caladis se demandait vraiment où allait les mener cette histoire de fous. Il était entouré de fous, et il était en Australie pour chercher un Tsar russe qui devait les emmener il ne savait où trouver un baron allemand. Une chose de plus et il irait à l'asile.
Voyant l'air soucieux du Divin Elu, Eqkter s'approcha de lui et demanda:

- Qu'est-ce qui vous tracasse mon ami ?

- Cette histoire, je crois que je vais devenir dingue !, fulmina l'adolescent.

- Mais ne vous inquiétez pas voyons, vous êtes sain d'esprit à presque cent pour cent. Pour le moment du moins...

- Comment ça pour le moment ?

L'homme-soubrette éclata de rire.

- Je rigole voyons, je rigole ! Vous vous inquiétez pour rien, nous sommes tous sains d'esprit et nous le resterons !

Il se mit alors à fredonner avec Haedrich et l'alcoolique. Ce dernier ne marchait pas très droit. "Tous sains d'esprit, vraiment ?" pensa Caladis. Le groupe continua ainsi à descendre dans les entrailles de la planète pendant une heure et demie. Jusqu'à ce que Gogotte décide de rompre le silence monotone qui était tombé.

- GOGOTTE ÊTRE FATIGUE, GOGOTTE AVOIR MARRE DE DESCENDRE LA-DEDANS ! GOGOTTE VOULOIR RENTRER MAISON ET MANGER PAPILLONS CROUSTILLANTS !

- Ne t'inquiète pas Gogotte, nous sommes arrivés !, dit fièrement la Grand Sage, en montrant une porte. Nilo, tu m'exploses cette porte, s'il te plaît ?

- Avec plaisir !, répondit l'intéressé en fonçant dans la porte, sans oublier de détacher un pan du mur avec. Aaaaaaaaaaaaah !, hurla-t-il en revenant sur ses pas en courant, livide.

Il s'arrêta à côté de ses compagnons en regardant le trou qu'il avait fait avec frayeur.

- Qu'est-ce qu'il y a ?, demanda Gus'.

- Un énoooorme monstre, avec une tête de lapin crétin, une demie tête de chèvre, un corps de chien, des jambes de cheval, plein de dents longues d'au moins un mètre cinquante, des yeux rouges comme le sang, une queue de poisson qui change de couleur, à moitié couverte de lichen, et il a même des branchies ! Il a voulu me croquer la jambe !

- ça y est, je suis fou !, s'écria Caladis en se laissant tomber par terre.

- Ah oui, je l'avais oublié lui. C'est Mystifikilumus. La gardien de la porte du noyau de la Terre, expliqua l'homme-soubrette.

- Et en plus y'a une porte dans le noyau terrestre maintenant..., se lamenta l'ado.

- GOGOTTE VOULOIR AIR ! GOGOTTE VA FOUTRE PATE A MECHANTE CREATURE BIZARRE QUI NOUS EMPÊCHER D'AVANCER VITE ! GOGOTTE VA TUER TOI POURRITURE!, lança-t-elle en regardant le trou dans le mur, ses yeux lançant des éclairs.

Après un "BANZAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII", elle s'élanca par le trou, prête à affronter son destin.

- Une marmotte suicidaire maintenant, déplora Caladis qui croyait que ce délire ne s'arrêterait jamais.

- Caladis, lève-toi, et allons ensemble régler son compte à ce monstre !, dit l'homme éclairé par la lumière de la perfection masculine.

L'ado se releva à regret et suivi ses compagnons, prêts à affronter la bête qui gardait les entrailles du monde terrestre... Etrangement lorsqu'ils entrèrent, rien. La grande pièce était totalement vide. Et le sol était recouvert de carrelage.

- Du carrelage au centre de la Terre. Mais oui, bien sûr, tout le monde sait ça..., soupira Cala en se demandant pourquoi ils suivaient ces énergumènes.

Il n'y avait qu'une seule chose dans la salle. Un énorme bassin, et, au centre, une énorme balle de basket, et encastré dedans, une porte. Sur la balle de basket géante était inscrit "Centre de la Terre et porte vers l'univers des coussins gonflables".

- L'univers des coussins gonflables ? Mais c'est quoi ce bordel !, explosa l'adolescent.

- L'univers des coussins gonflables est l'univers qui mènent à tous les mondes, chaque monde est représenté par un coussin gonflable, expliqua la Grand Sage buveur d'alcool.

C'est alors que Mystifikilumus sortit de l'eau, poussant un cri guerrier assourdissant, avant de retomber sur ses pattes et de fixer le groupe avec ses yeux couleur sanguine.

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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   5/19/2011, 19:21

Haedrich tout sourire se tourna vers ses compagnons.

-Les enfants c’est le moment de servir à quelque chose.

La créature mécontente d’être laissé de coté poussa de nouveau un hurlement et se rua sur le halo de lumière qui avait l’air carrément appétissant. Haedrich se retourna toujours souriant et dit.

-On ne doit pas interrompre la céleste perfection quand elle parle. Il fit un cercle de ses mains et visa la créature.

-88eme sort d’emprisonnement, « camisole ». Un lourd collier de fer apparut autour du cou de l’immondice sur patte, et de lourdes chaînes se plantèrent dans le sol le privant de tous mouvements.

-Où en étais-je avant d’être grossièrement interrompu ? Ha oui… Augustine, Teter il faut retirer les sceaux de vos armes. Nilo prend cette fiole c’est de l’absinthe à 101 degrés ça devrait être suffisant pour libérer ton arme, je comptais la gardé pour plus tard mais bon la perfection guide mes pas et on à pas vraiment le choix là.
Caladis leva la main, Haedrich fit le prof qui ne voyait rien, puis devant l’insistance de l’élève assidu il demanda.

-Oui quoi ?

-Je fais quoi moi ?

-Tu restes là et tu regardes.

-Vous allez vraiment vous battre contre un truc pareil ? J’veux dire tous ? Que vous envoyez le poivrot okay…. Mais la femme et l’homme en soubrette aussi ?

-Oui c’est une simple formalité pour eux.
Caladis releva la main ?

-Quoi encore ?

-Pourquoi Nilo il a plus une tête de légume que d’habitude, il a les yeux dans le vide, et il est complètement foncedé.

-C’est le baccus-soul c’est comme ça qu’il est le plus dangereux. Regarde l’absinthe fait effet.
Les vêtements de Nilo disparurent remplacés par une toge en feuilles de vignes. Il posa un doit sur son sabre et dit.

-Libération 4eme arme maudite. Une grande faut apparu alors dans sa main. Caladis tourna alors son regard vers Teter qui avait tiré un plumeau de son ensemble queue-de-pie.
Libération 5eme arme maudite. Une masse d’arme hérissée de piques apparue.
Gus’ elle avait tiré ses deux couteaux à beurres.
Libération 7eme et 8eme armes maudites. Deux énormes sabres distordus avaient pris la place des ridicules couteaux.
Caladis regarda ce spectacle ébaubi.

-Ils font quoi là un remake de bioman ?
Le monstre c’était libéré d’une partie de ses entraves. Tout se passa à une vitesse folle Haedrich se tourna une nouvelle fois vers la créature.

-12eme sort de combat « aveuglement ».
Un gigantesque éclaire emplis alors la pièce, le Mystifikilumus hurla de panique. Caladis ne se couvrit pas les yeux à temps et fut aveuglé pendant quelque instant. Quand il put enfin rouvrir les yeux, il n’arrivait pas à croire ce qu’il voyait, ses compagnons étaient réunis autour d’un petit feu entretenu par Teter et alimenter par l’option multifonction du Gilet en kimono fushia. Nilo préparait des sushis en plongeant son katana dans le ventre du monstre. Haedrich fit signe à Caladis de s’approcher.

-Vient manger c’est super bon.

-T’es malade c’est pas mangeable cette horreur !!! Il pensait effrayé « C’est quoi ces gens ?!? »

Soudain un sorte de petit boule tira la peau du ventre du monstre, Nilo découpa soigneusement l’agrégat, avant qu’il eu fini Gogotte sortie plein de bave et lui défonça (encore) le nez dans son élan.

-GOGOTTE PASSSS ETREE MANGEEEE.

-Je vais te tuer stupide marmotte ! Et ils passèrent la soirée à jouer à chat à coup de sabre.
Quand il furent rassasiés et reposé Haedrich proposa de reprendre la route. Il ouvrirent la porte et découvrirent……….

(To be continued….)

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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   5/25/2011, 18:30

Voilà les enfaaaants. Je vous préviens c'est très vite fait. :/





-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! hurla Gogotte, qui se précipita à l'intérieur et referma la porte précipitamment, sans laisser le temps à ses camarades d'apercevoir la moindre chose.
Haedrich soupira bruyamment, en se massant les tempes.
-Que... what ? questionna Caladis, qui en perdait sa langue.
-Ce n'est pas possible... maugréa Haedrich. Cette abrutie nous perdra tous.
GOGOTTE MANGER BELLE BANANE, entendirent-ils à travers l'épaisseur de la porte.
Haedrich soupira à nouveau :
-Ça y est, nous allons mourir.
Caladis ne comprenait toujours pas, et Nilo n'était pas en état de comprendre quoi que ce soit. Eqkter vint à leur (enfin, sa) rescousse :
-En mangeant trop avidement les bananes qui se trouvent derrière une porte gardée par un horrible monstre, les marmottes ailées aux cheveux de Simba qui aiment les araignées réveillent l'Ombre et la Flamme.
-Nous ne passerons pas, compléta Haedrich.
Nilo, ne comprenant rien à tout ceci et en ayant marre de traîner, défonça la porte.
-NON ! hurlèrent-ils en chœur, enfin, sans Caladis, qui buvait une bière en cachette, piquée du réfrigérateur de sa mère et conservée dans sa poche.
Trop tard...










…La bière n'était plus fraîche.
Il retint une remontée d'air et observa la scène.
Une voix extrêmement aigüe retentit devant Nilo.
-VOUS NE PASSEREZ PAS !
Une petite souris se tenait, levée sur deux pattes, l'air fier et menaçant (autant que possible pour une souris, du moins). À ses pieds gisait Gogotte, gémissant.
Haedrich prit les rennes de la troupe d'une façon la plus moyenâgeuse possible.
-Holà, gente demoiselle. Veuillez ouïr ma requête ; nous participons, entre braves gueux, à une quête qui concerne le maître de nombreux lieux, nous devons, par courage sans parjure, sauver une princesse capturée par le maléfique baron van Hydromel, et sommes prêts à affronter la faucheuse pour accomplir ceci, aidés par l'Élu. Souhaitez-vous nous accorder votre honorable présence sans le moindre tort, sans nulle violence, ou devrons-nous vous étaler quelques morceaux de cervelle sur un trottoir ?
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   5/26/2011, 21:39

(VOICI LA SUITEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU: )

Caladis n’en croyait plus ses yeux fatigués: ils se trouvaient au fond d’un égoût australien à la recherche d’un tsar russe, Gogotte gisait à terre suite à une indigestion de bananes, Nilo, affalé au milieu des gravats, se roulait dans son vomi, et lui-même était à deux doigts de vomir tripes et boyaux.

Eqtker et Gus’, qui tricotait pour passer le temps, discutaient nonchalamment.
« Tout de même, remarqua Eqkter , ces carreaux roses, pour un égoût, je trouve que ça jure un peu »
-Bah, répondit Gus, l’égoût et le les couleurs, ça ne se discute pas.

La souris faisait toujours face à l’Immaculé et Incandescent Sage, les bras croisés.

« Vous ne passerez pas » répéta la souris d’une voix grave qui faisait penser à celle de Bernard Lavilliers.
- Ecoute, Mickey, tu commences à me péter les noix, alors je te propose un deal: je te file un bout de fromage qui me reste dans la poche, - c’est du bon, du Cantal fermier AOC- et en échange tu fais comme si tu n’avais vu personne.
-Mon boulot, fit le rat (-bat joie) c’est de vous empêcher de passer, alors…
Sans lui laisser le temps de finir sa phrase, le Sérénissime Sage l’écrabouilla d’un coup de talon rat-geur. Le rat(-tatiné) gisait sur le carrelage maculé de boyaux, une vraie rat- tatouille.
« Tu la rat-mènes moins, maintenant, espèce de rat-clure! »

Caladis se pinçait les bras jusqu’au sang pour se convaincre que tout ça n’était qu’un mauvais rêve, un genre de « bad trip » comme il lui arrivait d’en avoir parfois, lorsqu’il buvait trop de panaché. Il pensait se réveiller dans la voluptueuse odeur de soupline des draps fraîchement lavés et repassés avec amour par sa maman. Il pensait qu’il allait faire un bisou à son nounours, quitter délicatement sa couche et ouvrir les volets d’un geste dynamique et plein de bonne humeur afin d’humer l’air frais et revigorant d’un matin plein de promesses, sentir la fraîche odeur de roses émanant des parterres amoureusement entretenus par sa Sainte Mère, écouter les oiseaux gazouiller dans la jardin tout en contemplant avec fascination une abeille en train de butiner le pollen d’une fleur dont la beauté gâtait son regard émerveillé et presque ému aux larmes devant tant de magnificence offerte par Mère Nature.

Il pensait ensuite qu’il se dirigerait en sautillant vers la cuisine où l’accueillerait une délicieuse odeur de café frais, et son bol avec des dessins de Schroumpfs serait posé sur la table, entouré de deux tartines de pain grillé.
Au lieu de cela, il se trouvait au fond d’un égoût carrelé de rose et peuplé de créatures improbables et hostiles, en train de vomir sur ses chaussures une mauvaise bière tiédasse et périmée.


Le génialissime Sage Haedrich commença à s’impatienter.
«  Allons, reprenez-vous, que diantre, nous avons une quête à accomplir! ». Gus’ rangea dans son sac à main le chandail qu’elle avait commencé à tricoter vu qu’elle s’emmerdait. Nilo s’extirpa des gravats tant bien que mal, il parvint à se relever, soutenu par Etqktqer qui en profitait pour lui mettre des mains aux fesses en se léchant les babines.

Gisant lamentablement à terre , Gogotte émettait des gargouillis écœurants.
« Ah, sale bête, abomination de la nature, immondité sur patte, je m’en vais te soigner, moi, attends un peu! » s’énerva Haedrich. Il saisit la marmotte, la balança contre le mur, et lui aplatit l’estomac d’un coup de poing fulgurant sous le regard affolé de ses compagnons. En une fraction de secondes, la frêle créature régurgita le contenu intégral de son estomac, ainsi qu’une bonne partie de son foie et un de ses reins.

« Gogotte aller mieux » s’exclama-t-elle, enfin soulagée de ce poids.
-Bien, nous pouvons donc repartir, s’exclama triomphalement le Sage.
Mais c’était sans compter sur… ( à suivre….)
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   6/19/2011, 20:33

(Voilà la suite, assez courte et faite un peu à la vite-fait, en espérant que ça va quand même vous plaire ^^)

... l'univers étrange dans lequel il tombèrent, et souvent, qui dit univers étrange, dit choses étranges et pas toujours sympa. La troupe avait en effet enfin passé la porte vers l'univers des coussins gonflables. Une dizaine de rangées aux couleurs criardes de ces machins là semblaient les attendre sagement. Chacune des rangées paraissaient interminable. Chaque coussin portait un petit écriteau, indiquant l'endroit où l'on se retrouverait en le franchissant. Gogotte se mit tranquillement à mâcher le gros coussin gonflable violet qui était devant elle, et qui, heureusement, avait l'air solide. Elle était observée - voir contemplée - par Eqkter.

- On peut m'expliquer ce que c'est que cet en...

- GOGOTTE PAS ARRIVER A BOUFFER TRUC VIOLET ET MOU !

- ...droit et me donner des boules Quies pour que je n'entende plus les cris de cette marmotte dégénérée ?, soupira Caladis.

- Désolé, je n'ai pas pensé à prendre des boules Quies, et je ne pense pas qu'on puisse en trouver dans le coin, s'excusa Gus' qui jouait tranquillement avec des couteaux à l'air menaçant.

- Sinon, comme cela était indiqué, nous sommes dans l'univers des coussins gonflables, qui à l'aide de coussins gonflables, mènent aux autres mondes, expliqua le Grand Sage buveur d'alcool. Ne te l'avais-je pas déjà expliqué tout à l'heure ?

Soudain, un bruit de trompette se fit entendre. Les coussins commencèrent à s'agiter en tout sens. Ils allaient à droite, à gauche, reculait de trois coussins, avançait de huit... Une touffe de cheveux jaillit d'entre deux coussins. Nilo regardait ces cheveux, fasciné - il faut dire qu'une certaine quantité d'alcool était présente à ce moment là dans ses veines.

- La Brigade Inter-Mondes !, murmura Eqkter à ses compagnons.

- Elle sert à quoi exactement ?, demanda l'adolescent qui commençait sérieusement à réfléchir à s'il devait rentrer chez lui, ou suivre ces fous.

- Elle sert à intercepter les voyageurs clandestins. Mais quelques billets et le tour est joué..., appris l'homme-soubrette à ses compagnons, avec un sourire.

C'est alors qu'une jolie liasse de billets daigna sortir de la poche d'Haedrich. Nilo la regarda en affichant un air faussement inintéressé.

- Pas la peine de regarder les billets comme ça Nilo, ce n'est pas pour toi.

- Même pas un tout petit billet de rien du tout ?

- Si tu es sage, peut-être...

- GOGOTTE VOULOIR BOUFFER TRUC VIOLET ET MOU MAIS PAS Y ARRIVER ! GOGOTTE AVOIR FAIM !

- Alerte, nous sommes repérés !, signala Gus' en voyant la masse de cheveux s'approcher d'eux, alertée par le cri de la marmotte ailée.

La touffe hirsute s'approchait dangeureusement. Arrivée devant le groupe, le reste de son corps fut révélé. Ce n'était qu'un enchevêtrement de cheveux multicolore, qui, d'une voix grave, déclara:

- Votre droit de passage ?

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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   6/28/2011, 11:13

… Votre droit de passage.

Teter s’avança prestement vers la touffe de cheveu qui s’était posté aux pieds de Nilo. Et entreprit de l’épousseter avec son petit plumeau.
Lorsqu’il eut fini il se redressa et regarda ses amis.

- C’est bon vous pouvez rentrer.

Chacun s’empressa alors d’écraser mollement et goulûment les cheveux propres et laqués réduits au rang peu confortable de paillasson. On entendait de temps à autre des petites voix s’écrier.

- Aie !
- Mais attention mon l’Oréale !
- M’enfin !
- Non pas mon brushing !!

Une fois que toute la troupe se fut essuyé les pieds elle ne porta plus aucune attention aux touffes aplaties. Tous mis à part Gogotte qui tentait de grignoter une mèche de cheveux survivante. Ils regardaient comme des touristes japonais un jour de fête national les mondes qui apparaissaient au travers des ballons de baudruche.
Soudain quelque chose de mou vient percuter avec une force monumentale le crâne d’Haedrich qui s’effondra. Cette chose vous vous en doutez c’était Gogotte qui comme d’habitude ramassait les gnons.

- Headshot. Fit remarquer Caladis.

Tout le monde se retourna alors comme un seul homme style « Heyy Macarena !! » Mais en plus con. (Et oui c’est possible.) La troupe découvrit alors que les six touffes de cheveux étaient devenues des hommes, qui les regardaient et qui dirent.

- Je vous ai demandé votre ordre de passage.

Haedrich qui avait décollé Gogotte de son crâne se releva et dit cette phrase historique.

- A ma guise…

C’est gens ne devaient pas connaître Jean Rochefort car ils dégainèrent leurs épées. Nilo qui avait totalement cuvé son vin cria alors.

- Stop que personne ne bouge j’ai un otage !!

Les six hommes virent alors un terrifiant spectacle, Nilo tenait son katana sur les longs cheveux soyeux de Caladis.

- Okay si vous faite tout ce que je vous dis tout se passera comme dans un film français.

Ils le regardèrent perplexe et il se sentit obligé d’ajouter.

- Ben il se passera rien quoi…
Le chef des touffes-mans le regarda droit dans les yeux et dit.

- C’est bon mec déconne pas lâche cette arme on te fera rien, tue le gosse si tu veux mais ne touche pas à cette belle chevelure noir de geais s’il te plait.

Caladis le regarda apeuré.

- Mais qu’est ce que tu fous bordel ? On joue dans la même équipe !
- Ne remue pas comme ça je m’en voudrais de partir avec un morceau de ta tête.

Puis au chef.

- Alors vous acceptez la proposition ?
- Oui ! Vous devez prendre le neuvième coussin sur votre droite mais par pitié relâchez ces cheveux innocents.
- C’est bon marché conclue.

La troupe trouva le neuvième coussin, tous montèrent à son bords et Gus’ coupa les cordes d’amarrages en lançant ses couteaux. Le ballon quitta le sol et s’envola vers l’infini et au-delà !!

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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   10/1/2011, 17:34

Fic commune saison 2

Résumé de la saison 1 :

Tout était calme. Le vent, les arbres, les gens, les maisons. Seul s’ennuyant dans sa sinistre et désolée bourgade de l’ Aveyron, le jeune et chevelu Caladis tombe soudainement nez-à-nez avec une drôle de marmotte parlante, appelée Gogotte.
Cette dernière l’entraîne chez le Grand Sage Haedrich, qui vit à l’intérieur d’une malle dans le grenier des parents de Caladis, en compagnie de son épouse Gus et de son majordome efféminé, Eqkter.

Caladis apprend qu’il est l’ Elu, et qu’il doit mener à bien une quête: sauver Damoiselle Shia -fille du Grand Sage Haedrich et de Dame Gus- qui a été enlevée par le baron Von Hydromeul.

S’ensuit une série (més)aventures loufoques et grand-guignolesques, à travers diverses hostiles contrées - notamment un égoût australien carrelé de rose et peuplé de créatures improbables.

Dans le dernier épisode, nos héros parvinrent à s’envoler, grâce à un coussin-baudruche, « vers l’infini et au-delà » …



SAISON 2


Dans un parc verdoyant, tandis que le ciel tirait sur le mauve, les écureuils et les lapins qui gambadaient gaiement dans les fourrés détalèrent. Un éclair blanc, sortant apparemment du néant, illumina le centre d’un bosquet, rendant aveugle toute une nichée de mésanges. Et pour bien faire les choses, des silhouettes, au nombre de six, traversèrent un écran invisible et tombèrent comme des masses, écrasant une dizaine de coccinelles. La nature nous aime tous.

Assommées, les silhouettes mirent du temps à se redresser. L’une d’elle, appartenant à un homme d’âge mûr, vêtu d’une toge fuchsia, cracha ses poumons avant de déclarer:

« - Les voyages spatio-temporels, c’est plus de mon âge!

- C’est pas comme si t’étais vieux non plus, papy! Cria une femme à l’air dangereux, armée d’un couteau.

Le couple se chamailla un instant, tandis que le reste du groupe finissait de reprendre ses esprits. Parmi eux, un adolescent aux cheveux longs et rebelles tangua sur ses jambes, puis dégueula tripes et boyaux.
D’un ton docte, un jeune-homme -séduisant, ma foi- habillé en soubrette constata:

- Je crois que notre Elu préféré a le mal des transports.
L’adolescent grommela un « ta gueule » peu diplomate alors qu’une petite… chose, poilue, à l’air débile, voletait aux alentours:

- Gogotte triste. Gogotte pas voir papillons. Mais Gogotte voir belle grosse maison.

Malheureusement, personne n’écoutait la pauvre créature sans cesse malmenée, maltraitée, mal jugée. Ils étaient tous en train de s’engueuler et, bien évidemment, les choses n’avançaient guère.

- Je le savais qu’on aurait pas du prendre ce fauteuil!! C’est toujours la merde, quand on suit les idées du sage même pas sage! Pestait un homme à la barbe fournie, manifestement ivre.

- Hé! Mes idées ne sont pas toujours inutiles. Il y en a qui réussissent.

- C’est vrai! Rappelez-vous la fois où il est passé en Gilette, la perfection au masculin! Ca, c’était la classe! Renchérit l’homme en soubrette.

- Truc de plouc, ouais!

- Gogotte voir belle grosse maison de richou, et Gogotte un peu effrayée des statues bizarres qui bougent sur le toit…

- Hé, vous avez remarqué ? Intervint Caladis, ignorant les cris outrés du sage Haedrich, en s’essuyant la bouche, encore un peu pâlot. La marmotte ne gueule plus. Elle parle normalement.

Les autres durent se rendre à l’évidence et, bien que ne prêtant toujours pas attention aux propos de la marmotte, ils devaient bien avouer que le volume de sa douce voix avait fortement baissé.

- Gogotte parler normalement quand Gogotte a peur. Pour pas alerter les méchants placés plus haut que Gogotte sur la chaine alimentaire.

- Tu criais même quand tu avais peur, avant, fit remarquer Caladis.

- Gogotte parler normalement quand Gogotte a peur jusqu’à se faire pipi dessus, précisa celle-ci.
L’adolescent recula d’un pas, vaguement dégouté, et aperçu quelque-chose à travers le feuillage des arbres. Mais oui… c’était bel et bien un toit!
Le groupe couru jusqu’à sortir du petit bois, et tombèrent en admiration devant ce qu’ils voyaient.

Un immense manoir (mais n’était-ce pas plutôt un château ?) se dressait sous leurs yeux ébahis. Bâti en pierres grises grossièrement taillées, piqué de nombreuses tours semblant vouloir crever le ciel, de rares meurtrières trouait la façade. Sans le genre effrayant et malsain, il se posait là.
Gogotte frissonna et se cacha derrière l’épaule de Nilo, en voyant une des gargouilles balayer l’horizon de son regard mort.

- Gogotte a vraiment très peur.
L’ivrogne mit quelques secondes à comprendre, et recula en criant, écœuré, en entendant un petit bruit d’eau qui coule.

- Bon sang. C’est le château du Tsar Igor Bogdanosnirmoff .
Comme personne ne réagissait, le sage Haedrich précisa:

- Le complice qui peut nous mener au Baron Hydromel, pour pouvoir libérer la princesse Shia.
Un grand « aaaaaahhh!! » se fit entendre.

- Mais on est plus dans les égouts! Je croyais qu’il était dans les égouts! Il doit être dans les égouts, mais c’est pas les égouts, on est perdus c’est pas les égouts et si on est perdus on doit retrouver les égouts mais on peut pas retrouver les égouts on est perdus! Pleurnicha Caladis.

- Le paysage qui t’entoure est une illusion, ‘spèce d’inculte. Si tu voulais arpenter ces champs que tu aperçois là-bas, tu ne tarderais pas à te cogner la tête contre un mur invisible.

- Ah.

- Il devrait peut-être essayer, s’il tombait dans le coma ça nous ferait des vac… AIE! Hurla Nilo.
Derrière lui, Gogotte sifflotait d’un air innocent, tenant dans son dos une poêle à frire.

- Bon. Faut peut-être réfléchir à un moyen d’entrer.
Les autres approuvèrent. C’est ainsi qu’ils se mirent à réfléchir.
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   10/2/2011, 20:25

Même Nilo et Gogotte tentèrent de réfléchir. Quoique la marmotte passait plus de temps à regarder les horribles gargouilles qui surveillaient les alentours du manoir. Et l'ivrogne a penser à une bonne bouteille de vodka. Oui, faut quand même pas trop leur en demander. Caladis regardait le château en se creusant la tête. Devant eux se dressait un important portail de métal peint en noir. Tout pour être sinistre quoi.

- En fait, si c'est notre allié, pourquoi on rentre pas directement dans la château ?, demanda l'adolescent.

L'homme-soubrette se racla la gorge et prit la parole pendant que la marmotte se plaignait:

- Et bien, c'est-à-dire que monsieur le Tsar Igor Bogdanosnirmoff...

- Mais quelle idée d'avoir un nom pareil, soupira Nilo.

- ... aime bien faire passer des épreuves à ses invités. La plupart du temps, elles sont absurdes, débiles, et assez dangereuses, expliqua Eqkter en faisant mine d'ignorer l'alcoolique.

Cala soupira. Il allait encore vivre un truc de dingue. Tout ça pour de l'alcool et une fille gardée prisonnière par un baron fou. Tiens... Une fille ! Jusque là, il n'avait pas fait très attention à ça, vu l'étrange situation dans laquelle il était, et qu'il n'avait pas encore parfaitement intégrée. Finalement, cette mission n'était peut-être pas si inutile que ça...

- Truc sur le toit s'être tourné vers nous..., dit l'animal ailé sur un ton proche du murmure, les yeux remplis de panique.

Tout le groupe leva les yeux vers l'endroit indiqué. Une des gargouilles s'était en effet tournée vers eux. On voyait jusqu'ici les dents étrangement blanches de la statue, qui formaient un sourire plutôt sadique.

- Elle a pas l'air commode, celle-là..., fit remarquer Gus', se demandant lequel de ses couteaux conviendrait le mieux à la situation, tandis que la sculpture vivante s'envolait dans leur direction.

Tout le monde se prépara au combat, pendant que Gogotte filait se cacher derrière un arbre en chuchotant, et qu'un orchestre s'invitait dans la cour du manoir, jouant un air qui convenait parfaitement à une scène de combat.

- Tiens, ce morceau m'a l'air bien sympathique ! Je l'apprécierais volontiers si une statue prête à nous déchiqueter ne nous fonçait pas dessus, rouspéta Haedrich.

C'est alors qu'une dizaine de gargouilles suivirent la première. Heureusement, le Grand Sage ne nous a pas encore révélées toutes ses techniques...

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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   10/4/2011, 15:12

Haedrich se tourna vers Gus’, ouvrit une bouche énorme, et l’avala d’un coup. Comme par magie, un gigantesque couteau de cuisine apparut entre ses mains, et, d’une pose que ne renierait pas Ken Le Survivant, il s’adressa aux gargouilles :
- Par le couteau à viande, je trancherai vos gigots !
Les gargouilles s’arrêtèrent, circonspectes. Le Grand Sage profita de cette occasion, et d’un ample geste du bras, déchiqueta les gargouilles, le portail, l’orchestre et un pan de mur du château. Il se retourna vers l’assistance, souriant :
- Voilà, nous pouvons maintenant passer sans craintes.
Tous le regardaient, médusés, sauf Eqkter qui nettoyait les débris du portail d’une main experte.
- Euh, ou est passée Gus ?, demanda prudemment Nilo.
- Elle est en moi, répondit le Grand Sage, toujours souriant. Bon, vous venez, on ne va quand même pas passer la nuit ici, on va finir par se faire repérer.
- C’est sûr que côté discrétion, vous avez assuré, railla Cal en désignant le mur à moitié écroulé.
Gogotte, rassuré par la puissance de Haed et la disparition des gargouilles, s’était remise à voleter de partout :
- GOGOTTE POUVOIR PARLER NORMAL, GOGOTTE PLUS PEUR !
La petite troupe se remit en marche, en priant pour que la marmotte ait très vite peur à nouveau. Ils arrivèrent bientôt devant le bout de mur détruit, et s’y infiltrèrent avec forces difficultés.
- Eh bien, cet endroit aurait bien besoin d’un relooking, lâcha le majordome en contemplant les cachots où ils avaient atterris.
Pendant que Nilo se soulageait contre un mur, et que Gogotte rongeait un bout d’os d’origine inconnue, le Grand Sage sortit un petit bout de papier d’une de ses babouches, et le déplia en une immense carte de deux mètres de large.
- Bien, joyeux compagnons, un peu d’attention. Nous sommes donc, d’après mon plan, dans les cachots du Tsar. Pour arriver à ses appartements, nous allons devoir traverser le Couloir des Morts-vivants ici, les Escaliers de la Terreur là, la Salle des Tortures que voici, et la garnison de la Garde du Tsar que voilà, dit-il en accompagnant chaque déclaration d’un geste de la main.
Cal, qui avait frissonné à chacun des lieux cités, demanda :
- N’existe-t-il pas un autre chemin, moins … Dangereux ?
Haedrich le regarda longuement avant de déclarer :
- Tu es le Divin Elu, et tu dois t’entraîner au combat avant d’affronter le Baron. Donc nous passerons par ce chemin-là.
L’Elu déglutit avec difficulté.
- Monsieur ! Monsieur ! Venez voir, je crois avoir trouvé quelque chose !, les interrompit l’homme soubrette.
Intrigués, tous se dirigèrent vers le majordome, accroupit devant une cellule.
- Je crois que c’est … Non, ce n’est pas possible !
Cal, qui était trop petit pour voir par-dessus Nilo et Haed, joua des coudes pour s’approcher de la geôle. Une femme à moitié nue dormait paisiblement sur une couchette en bois. Mais le plus surprenant était la queue de poisson qui lui tenait lieu de jambes, immergée dans une bassine pleine d’un liquide odorant. Nilo huma l’air, excité :
- Du Scotch, et pas de la sous-marque, ça je peux vous le dire !
- Qu’est-ce que c’est ?, demande l’élu, ébahi.
Le Grand Sage lui frotta la tête avec bonhommie :
-Ca, mon petit, c’est une sirène à alcool, une de celles qui vit dans les grands fûts des montagnes de l’ouest. Et pas n’importe laquelle. C’est Carmi, la reine des sirènes de Whisky.

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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   10/4/2011, 22:20

La sirène dormait à poings fermés, en émettant à intervalles réguliers des ronflements rauques. Nilo la contemplait en bavant à travers les barreaux.

« Ne la réveillons pas »chuchota le Grand Sage, soudain devenu méfiant.

-Je me sens bizarre… dit Cal

-Ce sont les vapeurs d’alcool qui commencent à nous embrumer le cerveau. Venez, ne traînons pas…

La petite troupe se remit en marche.

-Soyez prudents, chuchotait Haedrich. Ne nous faisons surtout pas repérer.

Le Grand Sage marchait devant, d’un pas précautionneux, l’œil aux aguets, scrutant les mille recoins de la pénombre hostile saturée d’humidité qui les entourait.

Derrière Lui était Caladis, qui réfrénait à grand peine ses envies de vomir. Même Gogotte marchait à pas pesés, sans pousser de cris. Eqkter fermait tranquillement la marche, stoïque. Aucun angoisse ne semblait l’affecter.

Ils arrivèrent, au bout du long boyau sombre, à un carrefour où trois chemins se croisaient.

A gauche, il y avait un vieil escalier de bois qui menait vers une porte. Tout droit, il y avait un autre couloir sombre. A droite, un autre couloir, plus étroit, menait à une lourde porte. De chaque côté du couloir, il y avait des cellules sombres.

-Ne me dites pas , gémit Caladis à l’adresse du Grand Sage, que nous devons passer à droite!

-Bien, alors, je ne te le dis pas. Les autres, nous devons passer à droite!

-Watmozafukasonofabittttchh!s’exclama le jeune et apeuré Cal, interrompu par une sensation de tirage au niveau inférieur de la jambre droite de son pantalon. Gogotte, en effet, tirait sur le bas du vêtement.

-Nilo! Chuchotait-elle

-Quoi?

-Nilo pas avoir suivi nous

-Wwatt? Watdidusayy? Yatolkintoumi?

-Sûrement être resté avec sirène.

-C’est pas vrai!s’exclama Haedrich. Eqkter, viens avec moi le chercher.

« Pourvu qu’il ne nous dise à Gogotte et moi de les attendre ici! » pensait Caladis.

-Gogotte et toi, vous nous attendez ici! »intima le Big Sage.

« Bordel de merde! » pensa Caladis

Eqkter et Haedrich repartirent sur leurs pas. Caladis se mit à transpirer abondamment. Il scrutait avec angoisse le sinistre couloir entouré de cellules qu’il leur faudrait traverser dans quelques instants. Il ne pouvait en détacher son regard.

A mesure que ses yeux s’habituaient à l’obscurité, il lui semblait distinguer, dans une des cellules, une forme qui bougeait… il vit distinctement deux yeux hostiles qui le fixaient…

En arrivant devant la cellule de la sirène, Haedrich et Eqkter tombèrent nez-à-nez avec un spectacle effroyable. Sur le sol de la cellule, gisait Nilo, ivre mort, le nez sur les pavés. Il avait rongé les barreaux avec ses dents, puis s’était précipité sur l’infortunée et endormie sirène… puis l’avait éjecté avec perte et fracas de la baignoire de whisky, afin d’en boire le contenu. Il ne restait plus une seule goutte au fond.

La pauvre sirène, quant à elle, gémissait, affalée par terre dans un coin la cellule.

« Aidez-moi… j’étouffe… » implorait-elle d’une voix éteinte et d’un regard plein d’angoisse...

Caladis, comme hypnotisé, s’approcha de la cellule. Une forte lumière s’alluma soudain, aveuglant notre héros.

-Peur! S’écria Gogotte, en se cachant derrière Caladis.

-Approche, n’aie pas pas peur » ordonna une voix masculine et étrangement calme.

Dans la cellule, se trouvait un homme, souriant. Il avait les cheveux gris plaqués en arrière, et un regard de fou.

-Clarice Starling?demanda-t-il

-Non, répondit Caladis, moi je suis l’ Elu. Je dois accomplir une quête, et tout.

-Ah, un Elu… dit l’homme sur le ton de la déception. Il y a déjà un Elu qui est venu me voir, une fois. J’ai mangé son foie avec des haricots rouges, et un excellent chianti (puis il fit un drôle de mouvement avec sa langue: ) fvfvfvfvfvfvfsssss !!

A cet instant précis, un atroce cri de femme déchira la pénombre.
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   10/8/2011, 15:20

-Euh vous êtes bien le Dr.Lecteur mais qu'est ce que vous foutez là sans vouloir être indiscret? Demanda Caladis qui était cinéphile plus encore qu'il n'était peureux.

-Ce n'est pas à moi de vous répondre allez donc demander à la femme qui hurle là-bas elle saura vous dire. Puis se en le lécahant la lévre il demanda. "Vous me feriez gouter un petit bout de votre amie aillée je crois n'avoir jamais rien mangé de tel?"

-PAS MANGER GOGOTTE!!!!!!

-Désolé Dr une autre fois.

Caladis intrigué par cette rencontre continua dans le couloir ténébreux. La cellule d'où sortait les cris était petite carrelé de blanc du sol au plafond, au fond une douche avec un rideau tirée sur une femme belle d'apparence, se débattant contre un homme habillé en vieille femme.

La femme ne cessait de crier sous les coups du couteau en toc en balançant du sang postiche sur les murs. Les tout dans une musique à rendre barjot.

Caladis choqué s’écria : « Norman Bates et Marion Crane de psychose, vous aussi vous êtes là mais comment est-ce possible ? »

Norman se retourna vers sa partenaire : « On fait une pause. » Puis s’adressant à Caladis.

-Vous êtes dans la maison d’un des plus grand génie du mal. Oui mère vous avez raison renchérit il d’une petite voix. « Bien sur que j’ai raison petit impertinent !! »

Voyant que le schizophrène remonté, Caladis dit timidement. « Ça ne me dit pas ce que vous faîte là très chère dame.

- Le Tsar Igor Bogdanosnirmoff à enfermé tout les plus grands personnage de film américain et leur à ordonné de joué les scène les plus connue de leurs rôles respectifs, c’est fastidieux et très ennuyeux.

-Mais c’est terrible on va vous libérer ne vous en faîtes pas.

-On jeune homme ? Combien êtes vous dans vos baskets ? Je ne vois que vous et cette chose répugnante. Elle parlait de Gogotte qui s’était évanouie et qui ressembler à un truc mort.

-En faite on ne dirait pas comme ça mais y a tout une bande de baltrin… De héro qui… Bon ok ce n’est pas crédible du tout mais on vous libérera quand même ne vous inquiétez pas.

-Au revoir jeune homme et bonne chance.

Caladis ramassa du bout du doigt, il se retourna quand soudain un mec l’air totalement blasé, un clope gitane à la bouche, une pelle à la main.

-Salut moi c’est Dr.Cid Tombale fossoyeur de mon état. Et toi ça gaz ?


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"Si vos parents aiment ce que vous faites c'est que c'est de la merde."
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"L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui!"
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"La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c’est l’humour."
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   10/8/2011, 19:00

Pendant ce temps...

Teter et Haedrich-Gus regardaient médusés le spectacle. Ils ne savaient vraiment s'ils devaient ramasser Nilo et partir en vitesse, ou secourir la sirène. C'était une reine après tout ! Affalée par terre, sa queue bougeait faiblement à la recherche d'une goutte d'alcool. Ses longs cheveux noirs éparpillés sur le sol et son regard bleu de poisson frit, lui donnaient un air de Samara. Haedrich-Gus' déglutit avant de dire :

- Vous aider ? Pour que vous nous tuiez par la suite ? Plutôt mourir ! Allez viens Teter, on récupère Nilo et on s'éclipse !

Ils s'approchèrent précautionneusement de Nilo, endormi assez près de la sirène, mais cette dernière attrapa Haedrich-Gus' par la babouche le suppliant de nouveau.

- Je vais mourir...

- Ça me fait une belle jambe !

- Ok j'crois qu'on s'est pas bien compris là ! Tu vas m'aider tu piges ? Sinon...

- Sinon quoi ? T'es en train de clamser ma vieille ! Va falloir être un peu plus gentille !

Le majordome sortit alors un petit carnet, nota « Haedrich » et « Carmi » dans deux colonnes, et mit une petite barre sous le nom d'Haedrich.

« Haedrich un, Carmi, ZERO » dit-il a voix basse en ricanant.

- Ok j'vois le genre ! On laisse les gens mourir sans aucune mauvaise conscience ! Bon alors si tu m'aides, je te donne le point faible du Baron. J'imagine que si vous êtes là c'est pour lui marav' sa tronche, non ?

- Et qu'est-ce qui nous dit que tu ne mens pas ? Demanda Haedrich-Gus méfiant

- J'suis en train d'crever tu crois vraiment que j'vais mentir à un moment pareil ?

Teter soupira : « Carmi un, égalité ! »

- Bon bon, on va t'aider mais on fait comment ?

C'est alors que le majordome eut une idée lumineuse... Mais dégueulasse. Puisque Nilo avait bu toute la baignoire d'alcool, il devait avoir la vessie bien remplie... Le problème était de le faire pisser. Haedrich délégua rapidement, décidant que puisque c'était l'idée de Teter, c'était à lui de la mettre en oeuvre. Rechignant à la tâche, il s'approcha avec dégoût, et le mit au dessus de la baignoire. Il s'apprêtait à ouvrir et baisser son pantalon quand...

« PUTAIN J'AI ENVIE DE PISSER ! » Cria Nilo

Sans se poser de question sur ce qu'il faisait au-dessus de la baignoire dans les bras du majordome -il avait l'habitude des situation cocasses- il ouvrit et baissa lui-même ses vêtements et se soulagea dans la baignoire. Haedrich-Gus prit la reine Carmi et la plongea, malgré ses nombreuses protestations ainsi que les griffures et morsures, dans le liquide incroyablement jaune.

- Voilà on t'a sauvé la vie, maintenant dis-nous comment tuer le baron.

- C'est ça ouais ! Je vous accompagne ! J'en ai marre de cette cellule, alors vous allez me faire sortir d'ici pigé !

- Et comment tu comptes te déplacer la grognasse ? Demanda Nilo toujours ivre. T'as même pas d'jambes. Bouh la looooooooose, kewa !

Teter s'approcha alors de la baignoire, y mit des roulettes qui tenaient on ne sait trop comment, et le tour était joué !
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   10/9/2011, 18:33

Alors que le sauvetage de sa majesté Carmicael s’effectuait, Cid Tombale, fossoyeur, avait réussi à extorquer au jeune et maladroit Caladis une dizaine de secrets de famille, cinq secrets intimes, lui avait fait gouter pour la première fois à la cigarette et pour la première fois au patch de nicotine, qu’il eut tout de même du mal à avaler. Le garçon n’avait rien compris à la situation, et regardait autour de lui les diarrhées visuelles américaines qui se répétaient dans un rythme propre à faire exploser les artères d’un éléphant.

- T’es sûr que tu veux pas que j’enterre ton machin ?

Caladis regarda Gogotte baver sur le sol, et se demandait quel acte serait le plus cruel : la piétiner pour l’achever ou l’enterrer vivante. Il hocha distraitement la tête en se disant qu’il tasserait de toute manière la terre de la tombe de ses pieds. Mais…

- GOGOTTE BIEN DORMI ! GOGOTTE AVOIR FAIM !

- C’est votre mascotte ? demanda Cid en rallumant sa gitane.

- GOGOTTE ETRE GOGOTTE, PAS ETRE MASCOTTE ! TOI DONNER MANGER A GOGOTTE ! répondit-elle en voletant vers le haut-de-forme déchiré du fossoyeur pour en grignoter les bords.

Alors que Caladis se curait discrètement le nez et que Cid allait écraser la marmotte ailée du plat de sa pelle, un énorme bruit de planche à roulette résonna contre les parois humides du couloir, et une forte odeur d’urine et d’alcool suivit le son. La sublime beauté de Haedrich ravit les yeux du fossoyeur, et aveugla Gogotte qui se mettait désormais à mordre dans le fer de la pelle. Le grand sage courrait au ralenti, suivi de son majordome Teter, portant Nilo sur ses épaules et tirant une bassine dans laquelle macérait une sirène malodorante.

- Gus’ nous signale qu’elle se fait chier, déclara le sage en s’arrêtant, secouant ses magnifiques cheveux. Oh ! Jeune élu ! Tu t’es fait un ami.

Cid avala sa cigarette et entrepris de se présenter, mais soudain, un horrible mugissement secoua la caverne, Marion Crane glissa dans sa baignoire et se brisa le crâne. Les torches furent soufflées, et un silence écrasant s’étala.

- Si c’est possible, Haedrich, dit Cal d’une voix trouillarde, passe en mode Gillette.

Mais le grand sage était occupé à se recoiffer devant son miroir, profitant de sa vision nocturne dérobée à Cat-Woman du temps où elle était encore sa soumise. Dr. Cid en avait marre et commençait à revenir sur ses pas.

- Ce sont les Rhinocéros en tutu du Tsar ! cria Carmi, hystérique, éclaboussant Teter au passage.
- Gogotte va faire pipi sur Gogotte !
- Mais c’est quoi ce bordel ? hurla Caladis, en tirant Haedrich dans le couloir pour faire avancer le groupe et rattraper le fossoyeur.
- J’vais m’les faaaire ! brailla Nilo en se débattant sur le dos du majordome, le frappant dans les parties sensibles à plusieurs reprise.
- Hé, laquais, fait demi-tour que j’leur montre comment on s’bat quand on est reine !

Sa sérénissime bonté l’immense sage Haedrich tourna la tête et fit un sourire charmeur. La puissance de Colgate servit de lampe de poche. Caladis ne vit rien et commençait à croire qu’on se foutait de sa gueule, ce qui aurait expliqué bien des choses sur cette expédition. Mais le martellement d’une charge persistait.

- Les Rhinocéros en tutu sont invisible pour quiconque n’a pas 10 grammes d’alcool dans le sang, expliqua Teter alors qu’il encaissait, impassible, un cinquième coup dans les testicules.

- J’les ai vus ! postillonna l’homme ivre ! J’vais m’les faaaaaaire !
- J’les ai vus en premier, zyva cave-à-vin ! J’vais niquer leur race !
- GOGOTTE A FAIT PIPI SUR GOGOTTE !

Mais l’humble génie Haedrich eut une idée aussi lumineuse que son sourire. Il charma le fossoyeur pour qu’il tienne la porte ouverte, ce qu’il fit bien volontiers. Le groupe se réunit dans cette petite salle, si minuscule que le jeune Caladis n’eut d’autre alternative que de tomber dans la baignoire de la reine Carmicael. Haedrich arracha une torche sur un mur, et la lança dans le couloir qu’ils venaient de quitter avant de refermer la porte d’une rapidité et d’une grâce qui lui étaient propres. Les vapeurs d’alcools, présentes en abondance dans le corridor, libérées par l’urine de Nilo, s’embrasèrent, carbonisant leurs poursuivants et les prisonniers en libérant une forte odeur de méchoui.
D’une voix lumineusement douce, il claironna :

- Nous avons enfin atteint le placard à balais du Tsar Igor Bogdanosnirmoff !
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   10/10/2011, 21:44

- ...Nous avons enfin atteint le placard à balais du Tsar Igor Bogdanosnirmoff !

Un murmure parcouru les rangs de nos vaillants pionniers, tandis que l'homme-qui-avait-une-femme-en-lui (non, il ne s'agit pas du majordome Eqkter) désignait la porte d'un ample geste du bras, faisant chatoyer l'étoffe de sa longue toge fuchsia.
Consterné, et légèrement ivre, il faut le dire, Nilo loucha sur le décolleté en coquillage de la sirène, et décréta:

- Beurp... c'est ça ? On est v'nus pécho un keum riche, et y s'planque dans un (hips) placard à... à balais ? (il se gratta la tête, pensif:) C'pas logique...

Fine mouche, Eqkter lui fit remarquer:

- Crois-tu vraiment que dans ton état tu as la possibilité de décréter quoique-ce-soit ?
- Décréter en reluquant le décolleté d'une femme te fait perdre toute crédibilité, ajouta Cid.
- Surtout décréter que c'est pas logique, renchérit Caladis.

Hargneux, Nilo le menaça du poing, et l'adolescent, qui était assez gringalet, s'empressa de retirer ce qu'il venait de dire.
Désireux de ramener le calme au sein de leur groupe, l'homme-qui-avait-une-femme-en-lui demanda le silence, avant de faire signe à Caladis de s'approcher.

- Mon ami. La tâche te revient d'entrer dans là-dedans, et de faire pisser le sang au tsar, pour qu'il nous avoue où est la princesse.

- Je... c'ta dire que... bégaya l'intéressé, avant d'ajouter: c'est pas très diplomatique vous savez, de dire "faire pisser le sang".

Le sage poussa alors un juron qu'il ne serait pas poli de retranscrire ici.

- C'est Gus, c'est ma femme, geignit-il ensuite. Sa personnalité commence à détériorer la mienne.

- Éloigne les couteaux, souffla Caladis à Eqkter. Celui-ci obtempéra, et les rangea soigneusement dans son jupon, appliquant entre-temps de la pommade au niveau de son entre-jambe. S'il avait les parties plus dures que le métal, ses organes reproducteurs craignaient cependant le froid, et il faisait frisquet dans ce couloir.

- M-mais j-je.. geignit à nouveau Caladis, paniqué à l'idée de devoir affronter le tsar. Je croyais que c'était un allié!

- C'était pour ne pas te faire fuir, répondit Eqkter avec un sourire inquiétant.
- N'empêche que le gamin a raison, fit le fossoyeur en roulant une cigarette.
- MERCI! soupira le-dit gamin.
- ... vu ses muscles et ses neurones, il risque pas d'aller bien loin. Sans compter le peu d'honneur dont il fait preuve.

Piqué au vif, Caladis serra les poings, et... tapa du pied par terre.

- Vous allez voir c'que vous allez voir! grogna-t-il avant d'enfoncer la porte d'un coup d'épaule. On entendit un "crac" sonore, puis un cri d'animal blessé.

- Mais... quel abruti, constata la sirène en regardant par-dessus le rebord de la baignoire.

Caladis, se tordant de douleur par terre, entendit Haedrich-Gus soupirer. Quand il se releva tant bien que mal en frictionnant son épaule luxée, il vit avec effroi le Grand Sage tourner la poignée de la porte, et l'ouvrir de quelques centimètres. Le bâtant bascula en un grincement sinistre. Essayant tant bien que mal de rassembler les dernières miettes de sa dignité déjà sérieusement malmenée, il pénétra dans la pièce en relevant le menton.
Le placard, d'assez belles dimensions, était plongée dans la pénombre. On distinguait la silhouette d'un bureau, au fond, et quelqu'un y était assis.
Caladis, poussé par la solide poigne de Cid, avança. Pris d'une pulsion subite, il saisit la pelle du fossoyeur, et la pointa en direction du Tsar, tandis que Cid hurlait:

- HE! MA PELLE!
- Ha... halte! fit Caladis du ton le plus courageux qu'il avait en réserve. Vous êtes cerné! Rendez-vous! Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous!
Comme personne ne bougeait, Gogotte, que l'on n'avait pas entendu jusque-là, voulu dire quelque-chose d'intelligent:

- ET SOUDAIN, C'EST LE DRAME!
- Quoi ? firent les autres.
- Gogotte aime pas les silences alors Gogotte parler.
- Gogotte faire chier, surtout, fit Cid en soufflant sur sa gitane. Vous ne voulez toujours pas que je lui écrase la cervelle, dites ? J'ai peut-être plus de pelle, mais j'ai des supers bottes.

Caladis, qui tentait de ne pas prêter attention à ce bordel, pointait toujours sa pelle vers le Tsar. Qui ne bougeait toujours pas.

- Allez, rendez-vous! Vous êtes pris comme un rat, levez les mains! Allez, les mains en l'air! Ou... ou il vous en coûtera! Hé! Me prenez pas pour une andouille, ok ? Levez les mains!

Au bout d'un certain moment, Haedrich soupira pour la énième fois, et actionna l'interrupteur. La plafonnier s'alluma tout à coup, et Caladis fut très surpris de constater que le Tsar, assis derrière son bureau... était en réalité un mannequin en plastique.

- Je... fit-il avant de décider que mieux valait se taire.
- Hé, plutôt mignonne, cette poupée.
- C'est une vraie poupée, Cid, susurra la sirène qui observait la scène avec un détachement lointain.
Le fossoyeur s'empourpra soudainement, et lâcha un:

- Ah. Pas vu.

Nilo se pencha alors vers Eqkter, et ricana:
- On a trouvé le point faible du type à la pelle. Il aime les filles! Haha le pauvre type! Manquerait plus qu'il aime les mecs! Ha!
Le majordome lui renvoya un regard froid, et Nilo déglutit tant bien que mal avant de reculer précipitamment d'un pas. Apparemment, Eqkter était gay. On allait de découverte en découverte, ces temps-ci, c'était fou!... Hum.

- Bon, on dirait bien qu'il faut remonter dans les étages supérieurs. Le Tsar doit y être planqué quelque-part, si ce n'est dans un autre pays. Je commence sérieusement à en avoir ma claque, moi, ajouta Haedrich en se grattant la barbe. Si j'avais su que Shia me mènerait dans tout ce bordel, j'aurais jamais demandé à Gus de mettre cette petite tenue sexy, le lendemain de notre mariage, et... heu...
Voyant que tout le monde le fixait avec un air parfaitement écoeuré, il frappa dans ses mains, fit trois tours sur lui-même et résuma:

- BREF faut monter. Trouvons un escalier!
Tandis qu'ils recommençaient à chercher, Caladis s'approcha d'Haedrich et lui demanda, l'air très sérieux:

- Dites-moi, vous. Vous avez commencé à en parler, et ça a soulevé une question que je me pose depuis déjà quelques temps, maintenant. Le moment est peut-être mal venu pour en parler, mais je sens que c'est très important pour mon intégration sociale future. Certains de mes potes font des tas d'allusions à ce propos et se foutent de moi quand je leur dit que je ne sais pas de quoi ils parlent, alors... si vous pouviez m'expliquer... comment on fait les bébés ?
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MessageSujet: Re: Fiction Commune Spéciale   10/14/2011, 18:17

A cette question, le Grand Sage s'arrêta de chercher et se tourna vers l'adolescent. Il était assez étonné que Caladis, à son âge, ne sache toujours pas comment on fait un bébé - surtout les jeunes de sa génération étaient réputés pour être précoce sur ce sujet.

- Eh bien, je ne sais pas si c'est vraiment le moment mais... peut-être que je pourrais te montrer, à l'occa...

Voyant qu'ils étaient observés par Cid, l'homme-qui-avait-fusionné-avec-sa-femme se tut. L'homme à la gitane sourit, en chuchotant qu'être pédophile, c'est mal, même si parfois on en a sacrément envie - les hommes, je vous jure...-, puis arracha sa pelle des mains de Cala, car sans elle, il se sentait presque tout nu. Après un "On verra ça plus tard, pour le moment, cherchons ce maudit escalier !" murmuré par Haedrich-Gus, ils se remirent à fouiller la salle.

- Tiens, il y a une trappe au plafond !, s'exclama Eqkter.

- Tout pour nous emmerder quoi, rouspéta Carmi. On m'monte comment, hein ?

- GOGOTTE AVOIR FAIM !

- Dites, je peux vraiment pas l'assommer ?, demanda Cid, plein d'espoir.

Le Sage envoia un regard que l'on pourrait qualifier de la-mort-qui-tue à l'homme à la pelle, qui susurra qu'il finirait bien par le faire, pour le bien de la communauté. L'homme-soubrette réfléchissait à comment ouvrir la trappe, puis transporter tout le monde, surtout la femme-poisson et sa bassine. Il interpella le Grand Sage et lui demanda s'il pouvait faire quelque chose.

- Et bien... Peut-être que... Si vous me filez un couteau... Non, ne m'écoutez pas c'est Gus' qui... Filez moi un couteau...

Dans un éclair magistral, le Grand Sage se dédoubla alors, et sa femme réapparu, les cheveux en bataille, les yeux exorbités, en hurlant: "...sinon je fais un malheur !".

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